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    <title><![CDATA[Blog du comit&eacute; d&eacute;partemental de d&eacute;sir d&#39;avenir en C&ocirc;te d&#39;Or]]></title>
    <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/</link>
    <description>Blog du comité départemental de désir d'avenir en Côte d'Or - Ségolène ROYAL
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        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Blog du comit&eacute; d&eacute;partemental de d&eacute;sir d&#39;avenir en C&ocirc;te d&#39;Or]]></title>
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    <pubDate>Sat, 21 Feb 2009 21:04:37 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 21 Feb 2009 21:04:37 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, NC NC</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
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        <title><![CDATA[Ségolène ROYAL sur France Inter]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-19097609.html</link>        <description><![CDATA[<div>
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      <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/franceinter">franceinter</a></em>
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        <pubDate>Sun, 27 Apr 2008 19:10:00 +0200</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-19097609.html</guid>
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        <title><![CDATA["Le remaniement n'est pas à la hauteur"]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-18059713.html</link>        <description><![CDATA[<div>
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      <strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x4rxa8_segolene-royal-1920_news">Ségolène Royal 19/20</a></strong><br>
      <em>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/segolene2007">segolene2007</a></em>
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        <pubDate>Mon, 24 Mar 2008 18:55:00 +0100</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-18059713.html</guid>
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        <title><![CDATA["Loin de se réduire, les inégalités criantes s'aggravent"]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7330819.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify"><font size="2">&laquo; Le jour de No&euml;l, c'est l&agrave; sans doute qu'on prend conscience de la fa&ccedil;on la plus aigu&euml; des in&eacute;galit&eacute;s criantes, qui loin de se r&eacute;duire s'aggravent &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; S&eacute;gol&egrave;ne Royal &agrave; l&rsquo;occasion de la visite d&rsquo;un centre d'h&eacute;bergement d'urgence du Secours catholique &agrave; Paris pr&egrave;s de la cit&eacute; Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal (IVe arrondissement). <br /><br />L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. C&eacute;libataires, divorc&eacute;s, familles enti&egrave;res avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont &eacute;chu l&agrave;. Les t&eacute;moignages fusent : qui a perdu son logement apr&egrave;s un licenciement, qui apr&egrave;s un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: &laquo; l'immigration, la violence conjugale &raquo; sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui pr&eacute;cise que &laquo; la moiti&eacute; des personnes h&eacute;berg&eacute;es ici travaillent &raquo;<br /><br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal souligne que &laquo; La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les cat&eacute;gories moyennes &raquo;<br /><br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal a &eacute;galement r&eacute;clam&eacute; des mesures &laquo; &eacute;nergiques &raquo; pour r&eacute;soudre la crise du logement et a demand&eacute; au gouvernement et au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d'agir : &laquo; il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures &eacute;nergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes &raquo; alors &laquo; qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant &eacute;ligibles &agrave; un logement social &raquo;.<br /><br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal pr&eacute;cise que &laquo; des solutions simples existent &raquo; et que si le gouvernement ne les prend pas c&rsquo;est qu'il &laquo; ne veut pas bousculer &raquo; les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.<br /><br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal propose que &laquo; l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux &raquo; impos&eacute;s par la loi, et aussi &agrave; celles qui ne respectent pas &laquo; le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants &raquo; et demande &eacute;galement de &laquo; donner aux communes la possibilit&eacute; de r&eacute;quisitionner des logements vacants sp&eacute;culatifs &raquo; et que l'Etat mette &laquo; &agrave; disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes &raquo;.<br /><br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal salue enfin &laquo; le travail extraordinaire des associations &raquo; : &laquo; Sans elles la mis&egrave;re serait encore plus forte &raquo;.</font> </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Dec 2007 22:10:31 +0100</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7330819.html</guid>
                <category>desirdavenir21</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7330819-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ségolène Royal écrit d'Argentine]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7216403.html</link>        <description><![CDATA[<em>
<table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0" class="normal_tab">
    <tbody>
        <tr>
            <td style="PADDING-LEFT: 50px">Amigas, Amigos,<br /><br />Je vous &eacute;cris de Buenos Aires o&ugrave; je suis arriv&eacute;e vendredi et o&ugrave; j&rsquo;ai rencontr&eacute; Cristina Kirchner, candidate favorite de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle argentine. Ne soyez pas surpris par la graphie de cette petite lettre depuis l&rsquo;h&eacute;misph&egrave;re sud : je l&rsquo;ai tap&eacute;e pour partie sur un clavier espagnol qui ne comporte pas les m&ecirc;mes signes et, apr&egrave;s transfert sur un &ldquo;azerty&rdquo; francophone, les corrections laissent certainement &agrave; d&eacute;sirer &iexcl;<br /><br />Vendredi, donc, arriv&eacute;e dans cette ville qui est vraiment l&rsquo;une des plus belles du monde. Les valises sont rest&eacute;es &agrave; l&rsquo;escale de Sao Paulo mais qu&rsquo;importe &iexcl; Il faut savoir voyager l&eacute;ger...<br /><br />J&rsquo;ai rendez-vous &agrave; 17 heures avec Cristina, dans sa r&eacute;sidence priv&eacute;e. Son avance sur les autres candidats est telle que tout le monde la donne gagnante, la seule question &eacute;tant de savoir si ce sera d&egrave;s le premier tour ou a l&rsquo;issue du second.<br /><br />La campagne s&rsquo;arr&ecirc;tant le vendredi, Cristina a pr&eacute;vu de partir jusqu&rsquo;&agrave; dimanche, jour du vote, en Patagonie, la r&eacute;gion dont elle a &eacute;t&eacute; longtemps l&rsquo;&eacute;lue et dont son mari, Nestor Kirchner, a &eacute;t&eacute; le gouverneur avant d&rsquo;&ecirc;tre Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique argentine. L&agrave;-bas, dans la ville de Calafete, a 3.500 km de Buenos Aires, elle a sa maison, ses bases. <br /><br />Elle a repouss&eacute; son d&eacute;part pour me recevoir et j&rsquo;en suis tr&egrave;s touch&eacute;e.<br /><br />Nous nous &eacute;tions vues en f&eacute;vrier &agrave; Paris lorsque j&rsquo;&eacute;tais en campagne, nous avions surtout parl&eacute; de la France, je suis heureuse de lui rendre, dans son pays, cette politesse amicale. Cette fois-ci, nous avons surtout parl&eacute; de l&rsquo;Argentine dont je trouve le redressement &eacute;conomique spectaculaire et l&rsquo;exp&eacute;rience politique de ces derni&egrave;res ann&eacute;es tr&egrave;s int&eacute;ressante dans un monde en pleine recomposition.<br /><br />Je suis curieuse de voir de plus pr&egrave;s comment un pays plein de potentiel mais accul&eacute; &agrave; la faillite par le dogme du &ldquo;consensus de Washington&rdquo; a repris ses affaires en mains en s&rsquo;affranchissant de cette id&eacute;ologie ultra-lib&eacute;rale et en redonnant &agrave; l&rsquo;Etat un r&ocirc;le d&rsquo;impulsion et de r&eacute;gulation.<br /><br />C&rsquo;est un d&eacute;bat qui traverse aujourd'hui toute l'Am&eacute;rique latine, majoritairement gouvern&eacute;e &agrave; gauche. Des gauches diff&eacute;rentes, bien s&ucirc;r, qui sont loin d'&ecirc;tre d&rsquo;accord sur tout. Mais des gauches qui, pour beaucoup, sachant bien que si le march&eacute; est un bon serviteur, il est un mauvais ma&icirc;tre&hellip; Des gauches qui ont tir&eacute; les le&ccedil;ons des tentatives de passage en force des ann&eacute;es 70 et des coups d Etat qui, sur fond de guerre froide, les ont noy&eacute;es dans le sang. Des gauches qui ont montr&eacute; qu&rsquo;elles sont, plus que la droite, capable d&rsquo;entra&icirc;ner l&rsquo;&eacute;lectorat centriste et de nouer des alliances &agrave; vocation majoritaire.<br /><br />Ces questions, des pays comme l&rsquo;Argentine, le Chili o&ugrave; je serai demain, le Br&eacute;sil et bien d&rsquo;autres se les posent dans ce vaste sous-continent qui est un des laboratoires de notre modernit&eacute;. Elles nous int&eacute;ressent directement car ce que nous vivons n&rsquo;est pas simplement une &eacute;poque de changements : c&rsquo;est un changement d'&eacute;poque. Le monde entier est &agrave; la recherche d&rsquo;un mod&egrave;le de d&eacute;veloppement qui conjugue croissance &eacute;conomique, responsabilit&eacute; et m&ecirc;me investissement environnemental, r&eacute;duction des in&eacute;galit&eacute;s et, &agrave; l'&eacute;chelle de la plan&egrave;te, partage plus &eacute;quitable du pouvoir dans une perspective forcement multipolaire.<br /><br />J&rsquo;ajoute que l&rsquo;Am&eacute;rique latine s&rsquo;illustre aussi, ces derniers temps, par l&rsquo;acc&egrave;s au pouvoir de cat&eacute;gories qui en furent longtemps bannies : les femmes, les Indiens, les syndicalistes, les militants de la &ldquo;g&eacute;n&eacute;ration sacrifi&eacute;e&rdquo; victime de la r&eacute;pression des dictatures militaires. Et se pose, elle aussi, la question des formes que pourrait prendre son int&eacute;gration r&eacute;gionale et la question du r&eacute;&eacute;quilibrage de sa relation avec les Etats-Unis.<br /><br />Raison de plus pour aller y voir de pr&egrave;s et retrouver Cristina &agrave; un moment privil&eacute;gi&eacute; o&ugrave; l&rsquo;histoire est en train de se faire et o&ugrave; nous pouvons parler tr&egrave;s librement.<br /><br />Nous nous embrassons chaleureusement et nous installons c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te sur un divan. Je la retrouve comme dans mon souvenir : &eacute;l&eacute;gante et d&eacute;termin&eacute;e. Je la questionne sur la situation &eacute;conomique de son pays. Nous &eacute;voquons la croissance tr&egrave;s dynamique de l&rsquo;Argentine alors qu il y a 5 ans &agrave; peine, elle connaissait une crise &eacute;conomique, financi&egrave;re et sociale qui s&rsquo;&eacute;tait traduite par un effondrement de plus de 11% de son produit int&eacute;rieur brut, par un endettement record (111 milliards d&rsquo;euros) sans capacit&eacute; de remboursement, par une paup&eacute;risation massive des couches moyennes et un basculement de 50% de la population en dessous du seuil de pauvret&eacute;. Aujourd&rsquo;hui, la croissance tourne autour de 8%, 2,5 &agrave; 3 millions d&rsquo;emplois ont &eacute;t&eacute; recr&eacute;&eacute;s, la dette de l&rsquo;Etat a &eacute;t&eacute; restructur&eacute;e par des mesures rigoureuses qui portent leurs fruits, le pr&ecirc;t jadis accord&eacute; par le FMI a &eacute;t&eacute; rembours&eacute; par anticipation en m&ecirc;me temps que le gouvernement de Nestor Kirchner s&rsquo;affranchissait de cette d&eacute;sastreuse tutelle. La devaluation du peso naa pas debouch&eacute; sur l&rsquo;adoption du dollar et, si douloureuse qu&rsquo;elle ait initialement &eacute;t&eacute;, a fouett&eacute; l&rsquo;essor de l&rsquo;industrie nationale et des investissements en rench&eacute;rissant le co&ucirc;t des importations.<br /><br />Bien s&ucirc;r, Cristina en est tr&egrave;s consciente, tout n&rsquo;est pas r&eacute;gl&eacute;. L inflation est forte, les in&eacute;galit&eacute;s se sont creus&eacute;es m&ecirc;me si le taux de pauvret&eacute; et le ch&ocirc;mage ont beaucoup recul&eacute;, l&rsquo;insecurit&eacute; &eacute;nergetique reste une faiblesse de l&rsquo;&eacute;conomie argentine. Comme me l&rsquo;explique Cristina, le rationnement de l&rsquo;&eacute;nergie qu il a fallu imposer aux entreprises apr&egrave;s un hiver tres froid, &ldquo;nous a co&ucirc;t&eacute; un point de croissance&rdquo;. Elle souligne l&rsquo;importance de cette &ldquo;&eacute;quation &eacute;nerg&eacute;tique&rdquo; pour l&rsquo;avenir du pays et ironise sur ceux qui diabolisent Hugo Chavez, le president d&rsquo;un Venezuela gros producteur de p&eacute;trole avec lequel l&rsquo;Argentine a pass&eacute; des accords de fourniture : &ldquo;il faut, me dit-elle en riant, &ecirc;tre intelligents &iexcl;&rdquo; plut&ocirc;t que dogmatiques, coop&eacute;rer n&rsquo;est pas s&rsquo;aligner et, clin d&rsquo;oeil aux Europ&eacute;ens qui courtisent la Russie, &ldquo;sur le plan &eacute;nergetique, Ch&aacute;vez n&rsquo;est pas pire que Poutine &iexcl;&rdquo;. Elle souhaite aussi approfondir la cooperation avec le Br&eacute;sil, premier partenaire &eacute;nergtique de l&rsquo;Argentine, et faire valoir aux investisseurs br&eacute;siliens que le taux de change leur est favorable.<br /><br />Quand je l&rsquo;interroge sur l&rsquo;inflation, elle reconnait que c&rsquo;est un vrai probl&egrave;me mais, ajoute-t-elle, &ldquo;il ne faut pas confondre une inflation sans croissance et une inflation avec croissance, ce n&rsquo;est pas la m&ecirc;me chose&rdquo;, point de vue certes h&eacute;t&eacute;rodoxe pour les adeptes des monnaies fortes a tout prix, y compris au d&eacute;triment de la croissance et de l&rsquo;emploi, mais choix politique assum&eacute;, m&ecirc;me si le gouvernement argentin a gel&eacute; les tarifs publics et impos&eacute; un contr&ocirc;le des prix dans la grande distribution. L'&eacute;valuation du niveau d&rsquo;inflation est aujourd'hui vivement d&eacute;battue en Argentine o&ugrave; certains accusent les statistiques officielles de la sous-estimer. Pour Cristina, le chiffre de 11% d inflation correspond &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Elle souligne que le chiffre du FMI n&rsquo;est sup&eacute;rieur que d&rsquo;un point (12%) et que, &ldquo;si l&rsquo;inflation atteignait 20% ou 25%, comme certains l&rsquo;ont dit pendant la campagne &eacute;lectorale, les gens seraient d&eacute;j&agrave; descendus dans la rue &iexcl;&rdquo;.<br /><br />Elle m&rsquo;explique aussi comment elle souhaite promouvoir, par une n&eacute;gociation tripartite entre l&rsquo;Etat, les entreprises et les repr&eacute;sentants des salaries, ce qu&rsquo;elle appelle &ldquo;un nouveau mod&egrave;le d&rsquo;accumulation&rdquo; qui englobe, au del&agrave; des salaires et des prix, toutes les dimensions d&rsquo;une croissance plus &eacute;quitablement partag&eacute;e. J y vois des points communs avec ce que, durant ma campagne, j&rsquo;ai appel&eacute; &ldquo;un nouveau mod&egrave;le de croissance&rdquo;.<br /><br />Visiblement, Cristina n&rsquo;accepte pas que les grands bailleurs de fonds internationaux ram&egrave;nent l&rsquo;Argentine &agrave; une situation dont elle s&rsquo;est arrach&eacute;e. Elle me dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas question, pour elle, d&rsquo;accepter les conditions mises par le Club de Paris &agrave; la ren&eacute;gociation de la dette argentine : l&rsquo;avis du FMI, c&rsquo;est &agrave; dire le retour sous la tutelle dont l&rsquo;Argentine n&rsquo;a eu de cesse de s&rsquo;affranchir &iexcl; Ce n&rsquo;est, me dit-elle, pas admissible &eacute;conomiquement et pas admissible politiquement. L&rsquo;Argentine a fait de gros efforts de d&eacute;sendettement pour assainir sa situation et r&eacute;cup&eacute;rer la maitrise de son destin, pas question que le Club de Paris la tire en arri&egrave;re. Cristina me dit qu elle n&rsquo;a pas l&rsquo;intention de se laisser faire, qu&rsquo;elle est all&eacute;e discuter avec les Allemand et les Japonais, principaux cr&eacute;anciers de son pays. Elle me dit en riant esp&eacute;rer que Dominique Strauss-Kahn, d&eacute;sormais &agrave; la t&ecirc;te du FMI, aura &agrave; c&oelig;ur d&rsquo;en changer les m&oelig;urs et les pratiques imp&eacute;rieuses et ravageuses, son pays en sait quelque chose, pour ceux qui se conforment &agrave; ses diktats. Je lui dis que, compte tenu de la personnalit&eacute; et de l&rsquo;exp&eacute;rience de DSK, cet espoir me parait fond&eacute;.<br /><br />Nous &eacute;voquons &eacute;galement ce pr&eacute;jug&eacute; tenace, sous toutes les latitudes, qui veut qu&rsquo;en mati&egrave;re &eacute;conomique, les femmes politiques soient toujours soup&ccedil;onn&eacute;es de moins s y connaitre que leurs homologues masculins. Je lui raconte que c&rsquo;est arriv&eacute; &agrave; Angela Merkel jusqu&rsquo;&agrave; ce que les milieux &eacute;conomiques s&rsquo;aper&ccedil;oivent qu&rsquo;elle &eacute;tait fort comp&eacute;tente. Cristina me dit avoir multipli&eacute; les contacts avec les chefs d entreprise parce qu&rsquo;elle sentait bien qu&rsquo;ils s&rsquo;inqui&eacute;taient de savoir quelle &eacute;tait, sur ces sujets, sa vision des choses. Elle entend poursuivre la bataille pour le redressement &eacute;conomique de l&rsquo;Argentine que Nestor Kirchner a engag&eacute;e avec d&eacute;termination et succ&egrave;s. &ldquo;Nous avons, me dit-elle, parfaitement int&eacute;gr&eacute; les r&egrave;gles macro-&eacute;conomiques de base, cela va de soi. Mais qu&rsquo;on ne vienne pas me raconter que l&rsquo;&eacute;conomie est une science exacte, c&rsquo;est une science sociale et humaine &iexcl;&rdquo;. Nous nous accordons sur cette id&eacute;e qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de loi d&rsquo;airain qui priverait la politique de toute marge de man&oelig;uvre.<br /><br />Nous &eacute;voquons aussi les perspectives de la croissance mondiale, les d&eacute;s&eacute;quilibres de l&rsquo;&eacute;conomie am&eacute;ricaine, les errements du syst&egrave;me financier globalis&eacute; dont la r&eacute;cente crise des &ldquo;subprimes&rdquo; a montr&eacute; les dangers. Cristina estime que le syst&egrave;me a atteint un tel degr&eacute; de sophistication qu&rsquo;il &eacute;chappe a tout contr&ocirc;le. Les fonds d&rsquo;investissement, parce qu&rsquo;ils se soustraient &agrave; toute r&eacute;gulation, deviennent un facteur d&rsquo;instabilit&eacute; &eacute;conomique, sociale et m&ecirc;me politique. Or que se passe-t-il quand une crise se propage &iquest; C est l&rsquo;Etat qui doit limiter les d&eacute;g&acirc;ts comme l&rsquo;a fait, me dit Cristina, le gouvernement anglais en volant au secours d&rsquo;une de ses grandes banques en perdition. Nous sommes l&rsquo;une et l&rsquo;autre bien d&rsquo;accord que la crise financi&egrave;re de l&rsquo;&eacute;t&eacute; est un avertissement. Il y a urgence &agrave; b&acirc;tir des m&eacute;canismes de r&eacute;gulation. Pour elle comme pour moi, c&rsquo;est clair : la mondialisation, loin de disqualifier les Etats, appelle de nouvelles formes d&rsquo;intervention de la puissance publique pour en saisir toutes les opportunit&eacute;s et, en m&ecirc;me temps, se prot&eacute;ger des risques d&rsquo;une financiarisation aveugle et livr&eacute;e a elle-m&ecirc;me.<br /><br />Au fil de la conversation, nous abordons aussi les questions agricoles, tr&egrave;s importantes pour l&rsquo;Argentine dont les exportations alimentaires (soja, riz, ma&iuml;s, vin, viande) tirent la croissance, sur fond d&rsquo;explosion des cours mondiaux et de besoins croissants des march&eacute;s &eacute;mergents de Chine et d&rsquo;Inde. Cristina a l&rsquo;habitude de souligner que ces march&eacute;s sont une chance pour son pays car il est impossible de ne compter que sur l&rsquo;Occident &ldquo;qui exige que nous payons nos dettes mais bloque nos importations en subventionnant sa propre agriculture&rdquo;.<br /><br />C&rsquo;est une question que je me suis souvent pos&eacute;e, je la pose &agrave; Cristina : qu&rsquo;as-tu appris de ton pays au fil de cette campagne &iquest; &ldquo;Je l&rsquo;ai, me dit-elle, vraiment sillonn&eacute; dans tous les sens et j&rsquo;ai d&eacute;couvert en lui, malgr&eacute; toutes les difficult&eacute;s qu&rsquo;il a affront&eacute;es et affronte encore, une r&eacute;serve d&rsquo;optimisme et une formidable capacit&eacute; de changement. Un changement qui prend appui sur les r&eacute;sultats de ces quatre derni&egrave;res ann&eacute;es et qui nous pousse &agrave; inventer un autre mod&egrave;le que celui qui a d&eacute;vast&eacute; nos r&eacute;gions et ruin&eacute; notre comp&eacute;titivit&eacute;. Quand je suis all&eacute;e, par exemple, dans la r&eacute;gion viticole de Mendoza, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; frapp&eacute;e par la rapidit&eacute; de sa m&eacute;tamorphose : une zone jadis sinistr&eacute;e par un taux de change peu favorable pour nos exportations et qui est aujourd&rsquo;hui enti&egrave;rement reverdie, couverte de vignes qui produisent et exportent un excellent vin&rdquo;. Pour elle, c&rsquo;est un exemple parmi d&rsquo;autres du dynamisme des Argentins et de leur capacit&eacute; &agrave; remonter la pente d&egrave;s lors que l&rsquo;Etat l&egrave;ve les obstacles &agrave; la croissance.<br /><br />Nous parlons aussi des questions relatives &agrave; la s&eacute;curit&eacute;, qui deviennent, l&agrave;-bas comme ici, une pr&eacute;occupation plus forte. Cristina me dit que l&rsquo;Argentine, comme le Chili et l&rsquo;Uruguay, jouissent d&rsquo;un niveau de s&eacute;curit&eacute; appr&eacute;ciable par rapport &agrave; des pays comme le Br&eacute;sil ou le Mexique. Cependant, la soci&eacute;t&eacute; argentine &eacute;prouve un sentiment d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; qu&rsquo;il faut prendre au s&eacute;rieux et qui a &agrave; voir avec l&rsquo;extr&ecirc;me ins&eacute;curit&eacute; sociale des ann&eacute;es de crise et avec le trafic de drogue, en particulier d&rsquo;un sous-produit particuli&egrave;rement meurtrier de la coca&iuml;ne. Je me retrouve dans sa mani&egrave;re d&rsquo;aborder ces sujets. Sa conviction est qu&rsquo;on ne peut isoler le traitement de la s&eacute;curit&eacute; du r&egrave;glement des autres probl&egrave;mes qui inqui&egrave;tent les Argentins : &ldquo;il n y aura pas de s&eacute;curit&eacute;, me dit-elle avec conviction, sans r&eacute;soudre les probl&egrave;mes d&rsquo;emploi, d&rsquo;&eacute;ducation, de sant&eacute;, de justice, de corruption&rdquo;. Comme moi, elle pense que tout se tient.<br /><br />Nous parlons de nos exp&eacute;riences respectives de campagne et je lui demande son pronostic. Prudente, elle me r&eacute;pond : &ldquo;j&rsquo;ai men&eacute; beaucoup de campagnes &eacute;lectorales et je sais qu&rsquo;on n a jamais gagn&eacute; une &eacute;lection avant six heures du soir &iexcl; Il faut d'abord compter et recompter tous les bulletins de vote avec humilit&eacute;&hellip;&rdquo;.<br /><br />Nous plaisantons des remarques machistes que nous avons, l&rsquo;une et l&rsquo;autre, essuy&eacute;es en campagne. Nous nous souvenons d&rsquo;Angela Merkel et de Michelle Bachelet qui, elles non plus, n'avaient pas &eacute;t&eacute; &eacute;pargn&eacute;es. Cristina me dit que tout cela l&rsquo;atteint peu, qu&rsquo;elle a d&eacute;j&agrave; une longue exp&eacute;rience politique, qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; &eacute;lue d&eacute;put&eacute;e et s&eacute;natrice bien avant que son mari soit Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Elle me dit qu'elle a d&eacute;cid&eacute; une fois pour toutes d'&ecirc;tre elle-m&ecirc;me : une femme politique &agrave; part enti&egrave;re, qui assume et sa f&eacute;minit&eacute; et sa combativit&eacute;. Nous tombons d&rsquo;accord sur le fait que, face &agrave; ces combats d&rsquo;arri&egrave;re-garde, mieux vaut ne pas s&rsquo;abaisser &agrave; r&eacute;pondre aux attaques.<br /><br />Je ne peux pas tout vous raconter ici par le menu car, en une heure d&rsquo;entretien, nous avons parl&eacute; de bien des choses : des droits des femmes, en particulier de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la contraception, du fait que l&rsquo;Argentine n&rsquo;est pas un Etat laique au sens o&ugrave;, en France, nous l&rsquo;entendons, des droits de l&rsquo;homme et de tout le travail m&eacute;moire et de justice accompli sur les ann&eacute;es de dictature. De choses plus personnelles aussi, comme la fa&ccedil;on dont nos enfants ont v&eacute;cu nos campagnes. Cela m&rsquo;a amus&eacute;e car ce que son fils a demand&eacute; une fois &agrave; Cristina &ndash; &ldquo;est ce qu&rsquo;un jour on sera enfin seuls &iquest;2 -, un de mes fils ou une de mes filles aurait pu me le dire dans les m&ecirc;mes termes&iexcl;<br /><br />Cristina m&rsquo;a aussi interrog&eacute;e sur la France et sur les perspectives de la gauche. Nous avons plaisant&eacute; sur l&rsquo;&eacute;trange fascination que semble exercer M. Bush sur un certain type d&rsquo;hommes politiques europ&eacute;ens : Aznar, Berlusconi, auxquels cela n a pas port&eacute; bonheur. Un autre aussi, peut-&ecirc;tre, plus pr&egrave;s de nous... J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; frapp&eacute;e de ce qu&rsquo;elle m&rsquo;a dit sur la violence du rejet dont les Etats-Unis font aujourd&rsquo;hui l&rsquo;objet dans toute l&rsquo;Am&eacute;rique latine. Un rejet, selon elle, plus fort encore que celui des ann&eacute;es 60 ou 70. C&rsquo;est le triste r&eacute;sultat de l&rsquo;administration r&eacute;publicaine, alors m&ecirc;me que Bill Clinton avait r&eacute;ussi &agrave; redresser l&rsquo;image de son pays.<br /><br />C&rsquo;&eacute;tait un &eacute;change franc, amical. Je l&rsquo;ai remerci&eacute;e d&rsquo;avoir, dans la derni&egrave;re ligne droite de sa campagne, pris le temps de cette conversation. Nous nous sommes embrass&eacute;es et souhait&eacute; bonne chance.<br /><br />J&rsquo;ai repens&eacute;, en la quittant, &agrave; cette phrase de Borg&egrave;s, immense &eacute;crivain argentin, dont j&rsquo;avais emport&eacute; un livre et qui exprime &ldquo;la conviction que le combat peut &ecirc;tre une f&ecirc;te&rdquo;. Cela me va.<br /><br />J&rsquo;ai eu, depuis, d&rsquo;autres passionnantes rencontres que je vous raconterai, notamment avec la Centrale des Travailleurs Argentins, une organisation syndicale ind&eacute;pendante, pluraliste, combative, dont j&rsquo;ai rencontr&eacute; la direction nationale, aguerrie dans les ann&eacute;es de lutte contre la dictature. Leur d&eacute;marche d&rsquo;affiliation individuelle des travailleurs pr&eacute;caires et de ceux de l&rsquo;&eacute;conomie informelle, tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute;e en Argentine, m&rsquo;a paru extr&ecirc;mement int&eacute;ressante mais je vous raconterai tout &ccedil;a un eu plus tard car l&agrave;, j&rsquo;ai rendez-vous avec les M&egrave;res de la Place de Mai.<br /><br />Hasta luego &iexcl;<br /><br /><br /><br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal<br /><br />Buenos Aires</td>
        </tr>
        <tr>
            <td>&nbsp;</td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="PADDING-LEFT: 50px" align="left"><img alt="Signature Ségolène Royal" src="http://www.desirsdavenir.org/images/signature.gif" /></td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</em><br />]]></description>
        <pubDate>Mon, 29 Oct 2007 18:06:40 +0100</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7216403.html</guid>
                <category>desirdavenir21</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7216403-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Interview de Ségolène ROYAL dans les Echos - "Le choc de méfiance"]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7192593.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify"><font size="3"><img class="GcheTexte" height="166" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/36/58/73/segolenefrance3.jpg" width="200" />Nicolas Sarkozy nous disait que tout &eacute;tait pr&ecirc;t pour provoquer, d&egrave;s l'&eacute;lection, le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la n&eacute;cessit&eacute; du dialogue social pour r&eacute;former. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de cr&eacute;ation d'un &laquo; small business act &raquo; et d'une s&eacute;curit&eacute; sociale professionnelle.<br /><br />Six mois plus tard, le choc promis est celui de la m&eacute;fiance. Pourquoi Archa&iuml;sme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France.<br /><br />Archa&iuml;sme. A cause d'une m&eacute;thode de gouvernance d&eacute;plorable, la France a connu hier une journ&eacute;e de gr&egrave;ve, des transports bloqu&eacute;s, et je dis qu'un pays moderne, confront&eacute; &agrave; la comp&eacute;tition mondiale ne peut pas se permettre ce type de situation. Arrogance. Une conf&eacute;rence nationale sur la croissance, le pouvoir d'achat et les retraites aurait du &ecirc;tre convoqu&eacute;e d&egrave;s la rentr&eacute;e pour prendre &agrave; bras le corps, et s&eacute;rieusement, tous les d&eacute;fis qui se posent &agrave; nous. Arrogance des cadeaux fiscaux aux privil&eacute;gi&eacute;s alors que la grande pauvret&eacute; s'acc&eacute;l&egrave;re, que quatre millions de salari&eacute;s sont pay&eacute;s en dessous du SMIC (au 1er juillet 2007, apr&egrave;s la revalorisation du salaire minimum, plus de 60% des branches sont repass&eacute;es sous la barre du SMIC pour le premier niveau de la grille salariale), tandis que se profile la r&eacute;duction de l'acc&egrave;s aux soins. Les enqu&ecirc;tes r&eacute;centes montrent une inqui&eacute;tante aggravation des conditions de travail des salari&eacute;s et une augmentation des journ&eacute;es perdues pour maladies professionnelles.<br /><br />Affrontement. Ce choix de m&eacute;thode d&eacute;pass&eacute;e et nuisible ne peut conduire qu'aux blocages des r&eacute;formes structurelles indispensables. C'est un pacte social clair, responsable, efficace dans lequel l'Etat, par son comportement moral, est le garant d'un objectif gagnant- gagnant qui pourrait permettre de mobiliser pleinement les &eacute;nergies. Le pouvoir est en train de g&acirc;cher les bonnes dispositions de nos leaders syndicaux qui sont pr&ecirc;ts, pour beaucoup d'entre eux, &agrave; accompagner les besoins d'agilit&eacute; des entreprises. Mais en focalisant la r&eacute;forme sur les seuls r&eacute;gimes sp&eacute;ciaux, tandis que les scandales politico-financiers r&eacute;v&egrave;lent des connivences douteuses et des enrichissements scandaleux des amis du pouvoir, alors que, sans vergogne, est promise au MEDEF la d&eacute;p&eacute;nalisation du droit des affaires, comment les salari&eacute;s peuvent-ils avoir confiance. Je suis convaincue qu'il faut changer de toute urgence la fa&ccedil;on de concevoir la cr&eacute;ation de valeurs et de richesses. Je suis convaincue qu'un d&eacute;veloppement durable repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'&eacute;conomique, le social et l'environnemental et que la d&eacute;faillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinqui&egrave;me puissance &eacute;conomique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Fran&ccedil;ais qui conqui&egrave;rent des march&eacute;s, qui innovent, qui prennent des risques et travaillent dur. Et je suis convaincue que nous ne tiendrons durablement ce rang que si acc&eacute;l&eacute;rons notre capacit&eacute; &agrave; mobiliser les comp&eacute;tences, &agrave; motiver et &agrave; former les salari&eacute;s et &agrave; investir dans les PME pour leur permettre de franchir les seuils de performance. L'assainissement de nos finances publiques est une n&eacute;cessit&eacute;. Elle suppose une m&eacute;thode raisonn&eacute;e, consistant avant toute chose &agrave; conforter les marges de man&oelig;uvre destin&eacute;es au financement des d&eacute;penses r&eacute;ellement prioritaires. La priorit&eacute; budg&eacute;taire doit donc &ecirc;tre consacr&eacute;e, d'une part au d&eacute;sendettement de la France et d'autre part &agrave; la pr&eacute;paration de l'avenir par le soutien aux petites et moyennes entreprises en termes de recherche, de formation, d'investissement, et d'exportation. C'est l&agrave; que se trouve la source d'une nouvelle croissance, &eacute;conomiquement performante, &eacute;cologiquement responsable et socialement efficace. Des &eacute;conomies doivent &ecirc;tre recherch&eacute;es &agrave; travers la modernisation de l'Etat, une d&eacute;centralisation efficace et la r&eacute;forme de notre protection sociale. Mais ces r&eacute;formes ne peuvent se faire que dans la recherche obstin&eacute;e d'un consensus national obtenu par le dialogue. Cette nouvelle fa&ccedil;on de faire doit se traduire en tout premier lieu dans la gestion des finances publiques. Or, le projet de budget pour 2008 accentue le choc de m&eacute;fiance. Il r&eacute;v&egrave;le en effet l'incapacit&eacute; du gouvernement &agrave; ma&icirc;triser le d&eacute;ficit de l'Etat, puisque celui-ci devrait augmenter de 3,3 milliards d'euros par rapport &agrave; 2007, pour atteindre 41,7 milliards d'euros en 2008. De son c&ocirc;t&eacute;, l'&eacute;tat des finances sociales n'est gu&egrave;re plus reluisant, avec un d&eacute;ficit du r&eacute;gime g&eacute;n&eacute;ral de la S&eacute;curit&eacute; Sociale &eacute;valu&eacute; pour 2008 &agrave; 9 milliards d'euros et qui atteindra probablement plus de 12 milliards d'euros.<br /><br />La position de la France au sein de l'Union europ&eacute;enne s'est d&eacute;grad&eacute;e : elle fait aujourd'hui partie des cinq pays europ&eacute;ens les plus endett&eacute;s, alors qu'il y a dix ans elle &eacute;tait le 2&egrave;me pays le moins endett&eacute;. Surtout, en s'endettant toujours davantage pour couvrir ses d&eacute;ficits, notre pays est &agrave; contre-courant de la majorit&eacute; de ses partenaires europ&eacute;ens qui, eux, se d&eacute;sendettent. Ces mauvais r&eacute;sultats ont &eacute;t&eacute; obtenus alors m&ecirc;me que l'Etat n'a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; c&eacute;der des actifs publics consid&eacute;rables : 15 milliards d'euros tir&eacute;s de la privatisation des soci&eacute;t&eacute;s concessionnaires d'autoroutes fin 2005 ont servi en 2006 et 2007 &agrave; &eacute;ponger une partie des d&eacute;ficits, l'Etat perdant au passage les recettes que les soci&eacute;t&eacute;s devaient verser au budget.<br /><br />La France est ainsi plus que jamais vuln&eacute;rable &agrave; la hausse des taux d'int&eacute;r&ecirc;t : la seule charge de la dette de l'Etat devrait ainsi augmenter de 1,6 milliards d'euros en 2008 par rapport &agrave; 2007.<br /><br />La situation est d'autant plus inqui&eacute;tante que les perspectives &eacute;conomiques et financi&egrave;res sont peu encourageantes. Avec des d&eacute;ficits ext&eacute;rieurs record depuis trois ans, r&eacute;v&eacute;lateurs de la perte de comp&eacute;titivit&eacute; de notre &eacute;conomie, la France cumule d&eacute;sormais les handicaps : les d&eacute;ficits commerciaux p&egrave;sent sur la croissance, et l'atonie de la croissance p&egrave;se sur les comptes publics.<br /><br />Il faut donc un sursaut. Il faut d'autres fa&ccedil;ons de penser et d'agir car, pendant ce temps, la mondialisation n'attend pas. Les investissements dans les pays &eacute;mergents s'acc&eacute;l&egrave;rent, les multinationales les ayant augment&eacute;, souligne la CNUCED, de 38% (+ 1,3 milliards de dollars) en 2006, mais surtout les groupes bas&eacute;s dans les pays en d&eacute;veloppement, comme Embraer au Br&eacute;sil, Mittal en Inde ou Petronas en Malaisie, sont aujourd'hui de redoutables concurrents dans les secteurs de pointe.<br /><br />Le d&eacute;fi &agrave; relever est donc consid&eacute;rable mais il est &agrave; notre port&eacute;e. Il doit s'appuyer sur nos forces, notre mati&egrave;re grise et sur les capacit&eacute;s de l'Europe. Il faut cesser de jouer &laquo; petit bras &raquo; et &laquo; petite politique &raquo;.<br /><br />Et surtout, Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuit&eacute; (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices), pour agir de mani&egrave;re moderne et efficace afin que la France saisisse, de &eacute;nergiquement, toutes ses chances. C'est une soci&eacute;t&eacute; de confiance qui permet le choc de croissance.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 19:20:48 +0200</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7192593.html</guid>
                <category>interviews</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7192593-6.html#c</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[La Rochelle 2007]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7103554.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/36/58/73/num__riser0002.jpg" alt="" class="CtreTexte" style="width: 419px; height: 351px;" />]]></description>
        <pubDate>Sun, 09 Sep 2007 22:04:24 +0200</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7103554.html</guid>
                <category>desirdavenir21</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7103554-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Intervention de Ségolène ROYAL à La Rochelle]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7081122.html</link>        <description><![CDATA[<object type="application/x-shockwave-flash" height="368" width="400" data="http://www.kewego.fr/p/fr/iLyROoaftAh7.html">
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<div style="WIDTH: 400px"><a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftAh7.html">S&eacute;gol&egrave;ne Royal - La Rochelle 2007 - kewego</a> <br />www.desirsdavenir.org<br /><br />www.segolene-royal.org
<div>Mots-cl&eacute;s : <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=segolene">segolene</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=royal">royal</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=parti">parti</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=socialiste">socialiste</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=ps">ps</a> </div>
<div style="TEXT-ALIGN: right"><a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftAh7.html">Video</a> de <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=user:desirsdavenir">desirsdavenir</a> </div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 01 Sep 2007 09:05:43 +0200</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7081122.html</guid>
                <category>vidéos</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7081122-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Discours de Ségiolène ROYAL à la fête de la rose de Melle - 25 août 2007]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7070363.html</link>        <description><![CDATA[<table cellspacing="0" cellpadding="2" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td class="accroche" style="PADDING-LEFT: 10px">
            <p align="justify">&quot;Une nouvelle &eacute;tape dans la fa&ccedil;on de penser et d&rsquo;agir&quot;</p>
            </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="PADDING-LEFT: 10px" colspan="2">
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            </td>
        </tr>
        <tr>
            <td colspan="2">
            <p align="justify">&nbsp;</p>
            </td>
        </tr>
        <tr>
            <td style="PADDING-LEFT: 50px" colspan="2">
            <p align="justify">Merci pour ces retrouvailles, pour votre confiance, votre fid&eacute;lit&eacute;, votre engagement intact.<br /><br />Certains se demandent pourquoi je prends la parole aujourd&rsquo;hui &agrave; quelques jours de l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;&eacute;t&eacute; du parti socialiste. J&rsquo;ai lu certains commentaires : lorsque que les socialistes se taisent, ils n&rsquo;ont rien &agrave; dire, lorsqu&rsquo;ils parlent, ils sont en comp&eacute;tition. Je vais vous faire une confidence : j&rsquo;ai quelque chose &agrave; vous dire et je ne suis en comp&eacute;tition avec personne et ne recherche rien d&rsquo;autre que d&rsquo;assumer mes responsabilit&eacute;s dans le d&eacute;bat d&rsquo;id&eacute;es. De toute fa&ccedil;on, c&rsquo;est un travail collectif de longue haleine qui commence. Et, m&ecirc;me, ce que je vais vous dire aujourd&rsquo;hui est le fruit d&rsquo;un travail collectif, c&rsquo;est le d&eacute;but d&rsquo;un processus au long cours.Comme je m&rsquo;y &eacute;tais engag&eacute;e et forte ce que j&rsquo;ai compris durant cette campagne, je commence aujourd&rsquo;hui, comme viennent de le faire tous les amis qui se sont exprim&eacute;s, &agrave; mettre ce que j&rsquo;ai appris au service de tous les socialistes, simplement et s&eacute;rieusement et, au-del&agrave;, de l&rsquo;action au service de la France. Je souhaite aussi faire monter les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations, renouveler celles et ceux qui participent au d&eacute;bat.<br /><br />Je ne vais pas vous faire un grand discours grandiloquent, un discours de campagne, mais vous pr&eacute;senter quelques id&eacute;es fortes en compl&eacute;ment de ce qui a &eacute;t&eacute; dit tout &agrave; l&rsquo;heure. J&rsquo;ai retrouv&eacute; ici une ambiance de travail propice &agrave; la r&eacute;flexion.<br /><br />Cette r&eacute;flexion devra d&eacute;boucher sur une r&eacute;novation profonde de nos m&eacute;thodes et de certaines de nos id&eacute;es dans la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; nos valeurs.<br /><br />Je me sens enti&egrave;rement mobilis&eacute;e et anim&eacute;e d&rsquo;une volont&eacute; tr&egrave;s solide et du bonheur qui nous rassemble. Contrairement &agrave; ce que je lis ici ou l&agrave;, je n&rsquo;ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection litt&eacute;raire m&rsquo;entoure dans cette rentr&eacute;e. Je ne suis anim&eacute;e que par une &eacute;nergie positive, plus renforc&eacute;e par les &eacute;preuves et les bonheurs v&eacute;cus au cours de cette ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e. <br /><br />Le renouveau, ce sera aussi une nouvelle mani&egrave;re pour nous les socialistes de travailler ensemble entre nous et une nouvelle mani&egrave;re de dialoguer avec les autres forces politiques parce que les besoins sont urgents et que les solutions ne peuvent pas attendre, que les Fran&ccedil;ais sont impatients. Nous sommes aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;opposition mais ce qu&rsquo;attendent de nous des millions de gens c&rsquo;est que nous nous comportions comme si nous &eacute;tions en responsabilit&eacute; pour nous mettre, l&agrave; o&ugrave; nous sommes, parti, parlement, syndicats, laboratoires, entreprises, associations, r&eacute;gions, d&eacute;partements communes, au service de la n&eacute;cessaire transformation des structures &eacute;conomiques et sociales du pays en agissant pour que ces mutations indispensables et difficiles ne se fassent pas au profit de quelques-uns uns et aux d&eacute;pends du plus grand nombre. <br /><br />Nous devons avoir la m&ecirc;me attitude intellectuelle que celle d&rsquo;un chercheur devant un probl&egrave;me nouveau : modestie mais obstination, esprit de curiosit&eacute; et d&rsquo;inventivit&eacute;, rassemblement des intelligences, invention de nouvelles fa&ccedil;ons de faire, de se parler et de r&eacute;fl&eacute;chir. <br /><br />Quelques le&ccedil;ons de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle <br /><br />L&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle nous a fourni des le&ccedil;ons pr&eacute;cieuses. Je ne serai pas exhaustive ici, bien s&ucirc;r, ce serait trop long.<br /><br />Tout d&rsquo;abord, quelle ann&eacute;e riche d&rsquo;exp&eacute;riences, de rencontres, d&rsquo;esp&eacute;rances, avec ses joies et bien s&ucirc;r ses peines, sa d&eacute;ception dans le r&eacute;sultat mais quelle ann&eacute;e formatrice pour les prochaines batailles et nos prochaines victoires ! <br /><br />Qu&rsquo;avons-nous fait ensemble ?<br /><br />A la fin de ces campagnes pr&eacute;sidentielle et l&eacute;gislative, nous avons commenc&eacute; &agrave; inventer le socialisme du 21&egrave;me si&egrave;cle, nous avons fait vivre &agrave; une &eacute;chelle in&eacute;dite et avec intensit&eacute;, cette d&eacute;mocratie qui rend aux Fran&ccedil;ais la parole et, avec elle, le pouvoir de proposer et de peser.<br /><br />Nous avons redonn&eacute; &agrave; nos concitoyens le go&ucirc;t de la chose publique et du d&eacute;bat politique, et notamment aux jeunes. <br /><br />Nous n&rsquo;avons abandonn&eacute; &agrave; la droite aucun terrain, car il n&rsquo;y a pas des sujets de gauche et des sujets de droite mais des probl&egrave;mes que vivent les Fran&ccedil;ais, notamment la baisse du pouvoir d&rsquo;achat en cette rentr&eacute;e. Par contre, il y a des mani&egrave;res de gauche et des mani&egrave;res de droite d&rsquo;apporter des r&eacute;ponses &agrave; ces probl&egrave;mes et aussi des d&eacute;passements et des convergences au-del&agrave; de l&rsquo;affrontement bloc contre bloc.<br /><br />Nous avons rencontr&eacute; tant de gens dans tout le pays qui ont soif de progr&egrave;s.<br /><br />Tant de gens qui refusent l&rsquo;assistanat mais veulent des solidarit&eacute;s vraies, efficaces, respectueuses de la dignit&eacute; due &agrave; chacun. <br /><br />Et pourtant, nous avons perdu.<br /><br />Pourquoi ?<br /><br />Il y a, en effet, parmi d&rsquo;autres raisons, deux chantiers essentiels que nous n&rsquo;avons pas eu le temps de conduire &agrave; leur terme et pour lesquels il faut reprendre l&rsquo;ouvrage :<br /><br />* actualiser compl&egrave;tement nos r&eacute;ponses, nos propositions pour qu&rsquo;elles soient en prise directe sur la soci&eacute;t&eacute; et les attentes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il nous faut voir le monde tel qu&rsquo;il est et moi-m&ecirc;me je l&rsquo;avoue, j&rsquo;ai parfois improvis&eacute; &agrave; cause du temps qui &eacute;tait compt&eacute;.Mais regarder les choses en face ne suffit pas : il nous faut aussi &ecirc;tre inventifs, cr&eacute;atifs, ne pas d&eacute;plorer ce qui n&rsquo;est plus : rep&eacute;rer et comprendre les pr&eacute;misses d&rsquo;autres possibles, penser les menaces mais aussi les opportunit&eacute;s nouvelles du monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, pour mieux prot&eacute;ger de ses risques et se saisir de ses chances. <br /><br />* le temps nous a aussi manqu&eacute; collectivement pour nous organiser en un grand parti moderne, portes et fen&ecirc;tres largement ouvertes sur la soci&eacute;t&eacute;, efficace, tirant dans le m&ecirc;me sens, mobilisant au mieux les r&eacute;serves d&rsquo;intelligence collective et d&rsquo;engagement de ses militants et de ses sympathisants dont j&rsquo;ai pris la mesure pendant cette campagne. Un grand parti moderne qui prenne pleinement appui sur cette force de propositions dont les milliers de contributions ont montr&eacute; la richesse, de l&rsquo;entreprise &agrave; l&rsquo;&eacute;cole en passant par l&rsquo;excellence &eacute;cologique, le logement, les retraites et tous ces grands chantiers que nous allons prendre &agrave; bras le corps en partant d&rsquo;une analyse sans &oelig;ill&egrave;res des choses telles qu&rsquo;elles sont et des attentes fondamentales que partagent les Fran&ccedil;ais quels qu&rsquo;aient &eacute;t&eacute; leurs votes.<br /><br />La bonne nouvelle = ce temps qui nous a manqu&eacute;, nous allons le prendre.<br /><br />Je vous en fais la promesse.<br /><br />Et nous ach&egrave;verons le travail.<br /><br />Collectivement. Fraternellement. Obstin&eacute;ment. Et surtout, tous ensemble. <br /><br />Mais ce que nous avons &eacute;t&eacute; nombreux, dans les &eacute;tapes, &agrave; voir c&rsquo;est qu&rsquo;il faut se m&eacute;fier des faux d&eacute;bats qui d&eacute;concertent nos &eacute;lecteurs. Je prendrai deux exemples. Le march&eacute; et la place de l&rsquo;individu dans notre soci&eacute;t&eacute;. <br /><br />Est-on pour ou contre le march&eacute; ? Question singuli&egrave;re pour un parti qui ne professe plus depuis bien longtemps l&rsquo;&eacute;tatisation des moyens de production.<br /><br />Le march&eacute; nous est aussi naturel que l&rsquo;air que l&rsquo;on respire ou que l&rsquo;eau que l&rsquo;on boit. Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;un jeu d&rsquo;enfoncement de portes ouvertes. Mais l&rsquo;eau peut &ecirc;tre pollu&eacute;e et l&rsquo;air vici&eacute; et c&rsquo;est l&agrave; que le d&eacute;bat politique trouve sa pertinence. <br /><br />Nous inscrivons bien &eacute;videment notre action dans le cadre des &eacute;conomies de march&eacute; et s&rsquo;il faut l&rsquo;&eacute;crire, &eacute;crivons-le une fois pour toutes. Mais nous ne faisons pas confiance au march&eacute; pour assurer la justice sociale et la coh&eacute;sion d&eacute;mocratique des soci&eacute;t&eacute;s, et s&rsquo;il faut le dire disons-le. Le march&eacute; se dirige spontan&eacute;ment vers l&agrave; o&ugrave; il y a du pouvoir d&rsquo;achat. Il n&rsquo;est pas, contrairement &agrave; une gentille comptine des th&eacute;oriciens lib&eacute;raux, lucides sur les nouvelles demandes sociales, les souffrances, les carences. Il s&rsquo;y engouffrera quand l&rsquo;action politique et les &eacute;volutions de la soci&eacute;t&eacute; auront cr&eacute;&eacute; le mouvement et le mouvement, le besoin. Par exemple, l&rsquo;industrie pharmaceutique et l&rsquo;industrie du tourisme ont connu hier un boom gr&acirc;ce aux lois sur les cong&eacute;s pay&eacute;s et la s&eacute;curit&eacute; sociale. Cette m&ecirc;me logique se v&eacute;rifiera demain avec la s&eacute;curit&eacute; environnementale. Le march&eacute; doit avoir sa place, toute sa place, rien que sa place. Les socialistes allemands ont une devise, le march&eacute; chaque fois que cela est possible, l&rsquo;Etat chaque fois que cela est n&eacute;cessaire. Nous, socialistes fran&ccedil;ais, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics. <br /><br />Je suis convaincue qu&rsquo;un Etat et des collectivit&eacute;s locales en symbiose avec la soci&eacute;t&eacute; sont la canne d&rsquo;aveugle du march&eacute;. Ce qui veut dire des pouvoirs publics performants et une soci&eacute;t&eacute; agissante, participative, et par-dessus le march&eacute; une &eacute;conomie dynamique. <br /><br />Seconde le&ccedil;on et autre faux d&eacute;bat,l&rsquo;individualisme.<br /><br />Nous, socialistes, ne serions pas au clair quant &agrave; la place de l&rsquo;individu. Je suis assez sid&eacute;r&eacute;e que nous ayons peur de l&rsquo;affirmation de l&rsquo;individu qui est dans nos textes juridiques fondateurs celle de la personne humaine. Depuis l&rsquo;Habeas corpus, la d&eacute;claration des droits de l&rsquo;homme et du citoyen, la convention europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme, la libert&eacute; de conscience et d&rsquo;expression de chaque &ecirc;tre humain, et je n&rsquo;oublie pas les droits de la femme et de l&rsquo;enfant, tout le progr&egrave;s de la civilisation fut d&rsquo;attribuer des droits nouveaux &agrave; chaque humain : le droit &agrave; un travail, &agrave; une famille &agrave; un logement, au savoir, &agrave; la sant&eacute;. Le r&ocirc;le &eacute;minent de l&rsquo;individu a commenc&eacute; l&agrave; et soyons en fiers d&rsquo;y avoir contribu&eacute;. <br /><br />Notre objectif est donc de favoriser le plein &eacute;panouissement de chacun et nous sommes de gauche pr&eacute;cis&eacute;ment en ce que nous affirmons que chacun rec&egrave;le des talents propres et que chaque &ecirc;tre humain est singulier dans l&rsquo;humanit&eacute; plurielle. <br /><br />La confusion r&eacute;side ailleurs. Cette charge contre l&rsquo;individualisme r&eacute;v&egrave;le notre difficult&eacute; &agrave; &eacute;laborer des formes nouvelles et adapt&eacute;es de d&eacute;lib&eacute;ration collective. <br /><br />Nos concitoyens sont inform&eacute;s et ils demandent encore plus d&rsquo;information, ils cherchent les lieux de confrontation, comment pr&eacute;tendre le contraire apr&egrave;s ce que nous avons v&eacute;cu durant la campagne pr&eacute;sidentielle ? <br /><br />La Parti Socialiste du 21&egrave;me si&egrave;cle doit &ecirc;tre &agrave; la fois un lieu de connaissance, un lieu de d&eacute;lib&eacute;ration, d&rsquo;&eacute;laboration, enfin un outil de combat collectif. Il ne peut l&rsquo;&ecirc;tre que s&rsquo;il vit en osmose avec les citoyens dont il est une des repr&eacute;sentations.<br /><br />Ses r&eacute;unions doivent &ecirc;tre ouvertes, les mouvements de soci&eacute;t&eacute; doivent lui &ecirc;tre associ&eacute;s, les forums doivent nourrir ses propositions en amont, l&rsquo;usage d&rsquo;Internet doivent lui permettre d&rsquo;&ecirc;tre en contact quotidien avec ses millions d&rsquo;&eacute;lecteurs. <br /><br />Nos congr&egrave;s doivent ob&eacute;ir &agrave; cette nouvelle logique. Plut&ocirc;t que d&rsquo;&ecirc;tre le camp clos d&rsquo;affrontements parfois obscurs, les positions des uns et des autres doivent avoir &eacute;t&eacute; valid&eacute;es par des d&eacute;bats qui leur donneront leur l&eacute;gitimit&eacute;. Il faut que notre fonctionnement favorise les vrais d&eacute;bats et pas la prolif&eacute;ration des motions qui donnent souvent lieu &agrave; des r&egrave;glements de compte inutilement brutaux suivis de synth&egrave;se parfaitement illisibles. Les Fran&ccedil;ais se d&eacute;tournent de cette mani&egrave;re de faire de la politique. Ils sont au-del&agrave; et pas en de&ccedil;&agrave;, Ne nous y trompons pas ce malentendu sera fatal au Ps s&rsquo;il n&rsquo;est pas lev&eacute;, et vite. <br /><br />Enfin, si nous sommes ensemble, c&rsquo;est pour ne pas se d&eacute;sunir &agrave; la premi&egrave;re contrari&eacute;t&eacute; d&rsquo;ambitions. Notre nouveau fonctionnement devra &ecirc;tre clair l&agrave; dessus aussi. <br /><br />Ceci signifie que la vie interne doit tenir compte des &eacute;ch&eacute;ances institutionnelles. Le programme ne doit pas &ecirc;tre un programme de tactique interne mais un programme pour convaincre et gagner et pour faire progresser notre pays en r&eacute;habilitant justice et efficacit&eacute;. <br /><br />Le Parti socialiste est un grand parti, mais c&rsquo;est aussi aujourd&rsquo;hui un parti qui doute. C&rsquo;est fructueux, le doute, c&rsquo;est se poser des questions sur ce que l&rsquo;on est, sur ce que l&rsquo;on pense. C&rsquo;est un mouvement n&eacute;cessaire, je dirai m&ecirc;me salutaire : car j&rsquo;y vois la marque de ceux qui savent se mettre en question pour avancer.<br /><br />On nous dit que la gauche dans son ensemble est aujourd&rsquo;hui affaiblie par une accusation &agrave; laquelle elle n&rsquo;a pas r&eacute;pondu avec suffisamment de force.<br /><br />La gauche est suspect&eacute;e de faire du collectif la mesure de toute chose. Accus&eacute;e de faire des situations individuelles le seul r&eacute;sultat d&rsquo;inerties sociales, de reproductions.<br /><br />Suspect&eacute;e de d&eacute;responsabiliser nos concitoyens, aussi, et de ne parler que de droits, quand il faudrait parler de devoirs et de contreparties. <br /><br />Accus&eacute;e d&rsquo;oublier la flamme qui anime tous ceux qui, chaque matin, se rendent &agrave; leur travail pour nourrir leur famille et se b&acirc;tir une vie digne. <br /><br />Nous ne devons pas seulement r&eacute;pondre &agrave; cette suspicion, mais reprendre l&rsquo;offensive parce que c&rsquo;est seule une bonne articulation de l&rsquo;individuel et du collectif qui permettra d&rsquo;affronter les mutations du monde et les l&eacute;gitimes aspirations &agrave; la r&eacute;ussite individuelle. <br /><br />Etre socialiste, c&rsquo;est penser en effet que le collectif vient en soutien de chaque foyer, de chaque personne insuffisamment arm&eacute;e pour affronter les difficult&eacute;s de la vie. <br /><br />Etre socialiste, ce n&rsquo;est donc pas nier le potentiel de l&rsquo;individu mais comprendre que l&rsquo;individu isol&eacute; est faible, que sa volont&eacute;, aussi forte soit-elle est parfois insuffisante. <br /><br />Etre socialiste, c&rsquo;est faire en sorte que chacun b&eacute;n&eacute;ficie de garanties collectives pour retremper ses ambitions et se cr&eacute;er de nouvelles opportunit&eacute;s. <br /><br />Etre socialiste, finalement, c&rsquo;est penser la compl&eacute;mentarit&eacute; profonde qui existe entre l&rsquo;individu et la soci&eacute;t&eacute; et refuser l&rsquo;opposition caricaturale que certains en font. <br /><br />Une s&eacute;curit&eacute; sociale efficace, des services collectifs dans tous les territoires, une &eacute;cole et une formation dignes de ce nom, un accompagnement personnalis&eacute; vers l&rsquo;emploi, c&rsquo;est cela qui, pour nous &agrave; gauche, permet aux individus d&rsquo;affirmer leurs choix et leur libert&eacute;, de s&rsquo;affranchir d&rsquo;un destin trac&eacute; d&rsquo;avance. <br /><br />Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est l&rsquo;id&eacute;al socialiste qui est au service du progr&egrave;s de chaque personne, de toutes les femmes et de tous les hommes de ce pays. Et c&rsquo;est la droite, qui tout en mettant en avant la responsabilit&eacute; et la libert&eacute; de chacun, dissimule son engagement au c&ocirc;t&eacute; des r&eacute;seaux, des rentiers, des gens de pouvoir et d&rsquo;influence. <br /><br />La compl&eacute;mentarit&eacute; entre le collectif et l&rsquo;individuel me permet de dire avec force qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de droits sans devoirs. Parce que chacun d&rsquo;entre nous est comptable des moyens collectifs mis &agrave; sa disposition. Cet &eacute;quilibre, la gauche a donn&eacute; le sentiment qu&rsquo;elle l&rsquo;oubliait. Cela ne doit plus jamais arriver. <br /><br />Je pense &eacute;galement que la notion de responsabilit&eacute; est fondamentale. Et nous autres, socialistes, ne devons pas avoir peur de le dire car cette &eacute;thique de la responsabilit&eacute; est ancr&eacute;e au plus profond de notre patrimoine, chez Jean Jaur&egrave;s comme chez L&eacute;on Blum. <br /><br />La responsabilit&eacute; de chacun vient du fait que nous vivons dans une communaut&eacute; de citoyens. Lorsque je suis soign&eacute;, d&rsquo;autres contribuent aux soins que je re&ccedil;ois. Alors il est normal que je rende des comptes, il est normal que je ne dise pas simplement &laquo; c&rsquo;est mon droit &raquo;. <br /><br />C&rsquo;est cette conviction aussi qui nous conduit &agrave; souhaiter un Etat performant, capable de faire une juste utilisation des deniers publics. L&rsquo;Etat ne peut pas se permettre de dilapider l&rsquo;argent des imp&ocirc;ts de mani&egrave;re inconsid&eacute;r&eacute;e ; l&rsquo;Etat a le devoir &agrave; chaque instant d&rsquo;&eacute;valuer son action. <br /><br />Vous l&rsquo;avez compris, &eacute;quilibre des droits et des devoirs, &eacute;thique de la responsabilit&eacute;, efficacit&eacute; de l&rsquo;action publique, autant de valeurs que la gauche et le Parti socialiste doivent &agrave; nouveau faire entendre, approfondir, et accompagner de propositions innovantes. Cette liste n&rsquo;est pas exhaustive, car il y aurait plein d&rsquo;autres sujets &agrave; &eacute;voquer &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle nationale comme internationale. A commencer bien s&ucirc;r par celle, majeure &agrave; mes yeux, de l&rsquo;excellence &eacute;cologique, que j&rsquo;aborderai dans quelques jours, notamment &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;&eacute;t&eacute; de La Rochelle. <br /><br />Et que dire aujourd&rsquo;hui de la politique conduite dans le pays sans caricaturer le pouvoir. Je crois que la nouvelle politique &agrave; gauche doit reconna&icirc;tre qu&rsquo;il y a dans ce nouveau pouvoir une sinc&egrave;re volont&eacute; de r&eacute;forme, un mouvement m&ecirc;me fr&eacute;n&eacute;tique, une r&eacute;activit&eacute; du chef de l&rsquo;Etat et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui la majorit&eacute; de nos concitoyens le reconnaissent.<br /><br />Mais annoncer la r&eacute;forme, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;accomplir et c&rsquo;est ce que l&agrave; que la critique est l&eacute;gitime et que pour aider &agrave; faire avancer la France, nous devons dire ce qui ne va pas et proposer les r&eacute;formes de bon sens, dans le parti, &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et au S&eacute;nat.<br /><br />Et paradoxalement, face &agrave; ce mouvement perp&eacute;tuel, ce qui menace la France aujourd&rsquo;hui, en plus des injustices fiscales, du nouvel imp&ocirc;t en pr&eacute;paration, c&rsquo;est l&rsquo;immobilisme. De vieilles m&eacute;thodes ressurgissent : empilement de lois, mis en place de commissions tous azimuts. La derni&egrave;re en date, la commission Attali sur les freins &agrave; la croissance, fait suite &agrave; une commission Camdessus sur le m&ecirc;me sujet de 2004 qui proposait au ministre des finances de l&rsquo;&eacute;poque Nicolas Sarkozy, 110 propositions pour lever les freins &agrave; la croissance.<br /><br />Ce n&rsquo;est pas une bonne gouvernance. Notre pays prend du retard. <br /><br />Prenons trois exemples : sur la justice on aggrave les peines sur les r&eacute;cidives. On froisse au passage quelques principes mais surtout on ne donne pas plus de moyens au juge pour suivre l&rsquo;application des peines et surtout on n&rsquo;a pas les moyens d&rsquo;augmenter la place et les conditions de dignit&eacute; humaine dans les prisons. Le nombre de personnels soignants est notoirement insuffisant en prison.<br /><br />Nous en sommes au moins &agrave; six lois, peu ou pas &eacute;valu&eacute;es. Et toutes vou&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;chec par d&eacute;faut de moyens.<br /><br />Il est temps de rompre avec ce cycle infernal de lois sans moyens qui ne prot&egrave;gent pas les victimes et qui &agrave; la fin d&eacute;cr&eacute;dibilise et ignore tous les rapports d&eacute;j&agrave; rendus sur ce sujet dont le dernier en acte, celui de la commission Robert, recommande des moyens humains nouveaux et surtout pas de lois nouvelles. <br /><br />Autre exemple, un premier pas a &eacute;t&eacute; fait sur l&rsquo;autonomie des universit&eacute;s qui est une bonne chose en soi. Seulement cette autonomie ne peut marcher qu&rsquo;&agrave; deux conditions. Premi&egrave;re condition c&rsquo;est que les d&eacute;cisions des pr&eacute;sidents d&rsquo;universit&eacute;s ne soient pas discr&eacute;tionnaires.<br /><br />Mais surtout, l&rsquo;autonomie ne conduit &agrave; l&rsquo;excellence que si elle en a des moyens. La loi est muette sur ce point. Le probl&egrave;me des 40% d&rsquo;&eacute;chec en premier cycle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pris &agrave; bras le corps. On est au milieu du gu&eacute;. <br /><br />Autre exemple encore, au lieu de pol&eacute;miquer sur la question du service minimum, il faudrait s&rsquo;occuper des retards dans les transports qui constituent les principales nuisances pour le quotidien des usagers et des familles.<br /><br />Au lieu de faire, allons, disons-le, une loi sans effet pour faire plaisir &agrave; son &eacute;lectorat, on aurait pu utilement s&rsquo;inspirer de la RATP o&ugrave; les syndicats et la direction ont trouv&eacute; une forme tout &agrave; fait moderne et adapt&eacute; d&rsquo;anticipation des conflits.<br /><br />Se trouve pos&eacute;e la question de la morale de l&rsquo;action politique : ne plus faire croire par des annonces ou des lois que les probl&egrave;mes sont r&eacute;gl&eacute;s, car l&rsquo;exasp&eacute;ration populaire pourrait venir plus vite que pr&eacute;vu. <br /><br />La croissance ne sera pas au rendez-vous sans les r&eacute;formes indispensables qui permettraient de muscler notre appareil productif. Sans ces r&eacute;formes, les facilit&eacute;s fiscales d&rsquo;aujourd&rsquo;hui seront lourdement compens&eacute;es demain. Et les plus fragiles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui seront plus expos&eacute;s demain et les familles &agrave; revenu moyen seront ceux qui paieront la facture de la croissance non retrouv&eacute;e. <br /><br />Nos inqui&eacute;tudes sur la mauvaise utilisation des fonds publics sont attis&eacute;es par la crise boursi&egrave;re et les mauvaises performances de croissance du mois dernier. D&rsquo;ailleurs le gouvernement est en train d&rsquo;&eacute;tudier la cr&eacute;ation d&rsquo;un nouvel imp&ocirc;t, qui n&rsquo;&eacute;tait pas au programme la TVA sociale. Finalement ce paquet fiscal, qui est d&eacute;j&agrave; incompris de nos partenaires europ&eacute;ens, le sera encore moins demain des Fran&ccedil;ais. Je demande, et c&rsquo;est bien le minimum, que le gouvernement proc&egrave;de &agrave; une &eacute;valuation loyale et transparente devant les Fran&ccedil;ais, du double impact de la crise financi&egrave;re et du paquet fiscal. <br /><br />Quel est le bilan aujourd&rsquo;hui de la politique conduite ? On donne beaucoup &agrave; ceux qui ont beaucoup, un peu &agrave; ceux qui ont un peu et rien &agrave; ceux qui n&rsquo;ont rien. Surtout, c'est une politique qui, pour l&rsquo;instant, ne pr&eacute;pare pas la France et les Fran&ccedil;ais &agrave; relever le d&eacute;fi de la croissance et de la mondialisation.<br /><br />- Quelle est la r&eacute;alit&eacute; de notre situation &eacute;conomique? Nous sommes lourdement endett&eacute;s: plus de 20 000&euro; par Fran&ccedil;ais. Et en m&ecirc;me temps nous devrions investir dans l'avenir, justement pour g&eacute;n&eacute;rer la croissance qui nous permettra entre autre de r&eacute;tablir l'&eacute;quilibre de nos comptes. <br /><br />La France doit investir en priorit&eacute; dans l'enseignement sup&eacute;rieur et la recherche. En d&eacute;pit de nombreux atouts (un excellent syst&egrave;me de formation primaire et secondaire, une s&eacute;curit&eacute; sociale que le monde nous envie), la France est en effet mal pr&eacute;par&eacute;e pour affronter les d&eacute;fis de l'&eacute;conomie de la connaissance et de la mondialisation. Un chiffre seulement r&eacute;sume tout: nous investissons chaque ann&eacute;e moins de 1% du PIB dans l'enseignement sup&eacute;rieur, alors que les pays d'Europe du Nord et les Etats-Unis investissent pr&egrave;s de trois points de PIB, soit trois fois plus! <br /><br />Ensuite, la France doit investir dans les r&eacute;formes structurelles : ouvrir les professions ferm&eacute;es, lib&eacute;raliser le secteur de la distribution, &eacute;tablir un v&eacute;ritable &laquo; Small business act &raquo; pour les PME, mettre en place une v&eacute;ritable flexs&eacute;curit&eacute; &agrave; la fran&ccedil;aise avec un service de l'emploi efficace disposant des moyens n&eacute;cessaires en mati&egrave;re de formation professionnelle: ces r&eacute;formes sont co&ucirc;teuses dans le court terme, on le sait, et pourtant indispensables pour g&eacute;n&eacute;rer une croissance forte et durable.<br /><br />- Dans ces conditions, les responsables politiques doivent fixer des priorit&eacute;s, et expliquer aux Fran&ccedil;ais qu'il n'est pas possible de tout faire en m&ecirc;me temps. En tant que femme politique responsable, je veux dire qu'il n'est pas raisonnable de promettre aujourd'hui des baisses massives de pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires. Tant qu&rsquo;on n&rsquo;a pas dit comment on allait r&eacute;gler le probl&egrave;me de la dette et surtout quand on sait que le gouvernement met &agrave; l&rsquo;&eacute;tude un nouvel imp&ocirc;t, la TVA sociale. <br /><br />Surtout, on le sait, il faut affecter l'int&eacute;gralit&eacute; des ressources &agrave; ce qui relance la croissance en dynamisant tous les secteurs de l'&eacute;conomie. Croissance par l'investissement dans l'enseignement sup&eacute;rieur, la formation professionnelle, la recherche et l'innovation. Pour pr&eacute;parer les salari&eacute;s et les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations &agrave; relever les d&eacute;fis de la mondialisation, je veux que les salari&eacute;s fran&ccedil;ais soient les mieux form&eacute;s et les plus productifs du monde. Et pour cela il faut tenir au pays un discours de v&eacute;rit&eacute;. <br /><br />La croissance, comme le disent tous les &eacute;conomistes, les experts et les chefs d&rsquo;entreprises, cela n&eacute;cessite le pilotage s&eacute;rieux de r&eacute;formes s&eacute;rieuses. Il faut pr&eacute;parer un v&eacute;ritable agenda des reformes, avec un calendrier pr&eacute;cis des d&eacute;penses sur les diff&eacute;rents secteurs. Il faut &ecirc;tre tr&egrave;s clair sur ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas financer &agrave; chaque &eacute;tape. C'est cela qui redonnera &agrave; la France sa cr&eacute;dibilit&eacute; &eacute;conomique aupr&egrave;s de ses partenaires europ&eacute;ens, cr&eacute;dibilit&eacute; qui nous fait cruellement d&eacute;faut. C&rsquo;est cela aussi respecter les Fran&ccedil;ais.<br /><br />- Or, le pouvoir actuel n&rsquo;a t-il pas fait tout le contraire d'une politique s&eacute;rieuse ? Il a distribu&eacute; sans compter des cadeaux fiscaux pour des montants consid&eacute;rables: au total plus de 15 milliards d'euros en ann&eacute;e pleine pour le paquet fiscal, soit l'&eacute;quivalent d'une hausse de deux points de TVA sans avouer qu'en l'absence de croissance forte ces d&eacute;cisions vont conduire inexorablement &agrave; des d&eacute;penses injustes : de nouvelles franchises m&eacute;dicales, le projet de cr&eacute;ation d&rsquo;une TVA dite sociale, un alourdissement de la dette, et l'impossibilit&eacute; de financer des r&eacute;formes de croissance v&eacute;ritables, celles que plusieurs de nos voisins europ&eacute;ens ont entreprises. Un syst&egrave;me dangereux est &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre pour notre &eacute;conomie. Surtout, les nouvelles d&eacute;penses de 15 milliards ne sont pas des investissements d&rsquo;avenir. Croit-on vraiment pr&eacute;parer les Fran&ccedil;ais &agrave; relever les d&eacute;fis de la mondialisation en d&eacute;pensant des sommes importantes uniquement sur les heures suppl&eacute;mentaires ?<br /><br />En revanche, et comme nous l&rsquo;avions propos&eacute;, le renforcement du cr&eacute;dit d&rsquo;imp&ocirc;t recherche annonc&eacute; hier va dans la bonne direction. <br /><br />La politique &eacute;trang&egrave;re soul&egrave;ve aujourd&rsquo;hui beaucoup de questions. <br /><br />La France se distinguait par une certaine coh&eacute;rence de sa diplomatie. Quel spectacle donne-t-elle depuis deux mois ? En Afrique celle d&rsquo;un pr&eacute;sident qui donne au S&eacute;n&eacute;gal des le&ccedil;ons de gouvernance &agrave; l&rsquo;Afrique et qui ose tenir des propos humiliants &laquo; l&rsquo;homme africain qui aurait manqu&eacute; son rendez-vous avec l&rsquo;histoire &raquo; et qui, le lendemain, s&rsquo;affiche au Gabon avec un chef d&rsquo;Etat, arch&eacute;type d&rsquo;une vieille histoire. O&ugrave; est la coh&eacute;rence, o&ugrave; est le message, o&ugrave; est la dignit&eacute; ? <br /><br />Les Etats-Unis. Voil&agrave; un pays qui est touch&eacute; par une crise d&rsquo;identit&eacute;, qui se cherche un r&ocirc;le dans l&rsquo;apr&egrave;s guerre froide. L&rsquo;Am&eacute;rique est impliqu&eacute;e dans une remise en cause profonde de sa politique &eacute;trang&egrave;re et nul ne peut ignorer le remarquable rapport James Baker, qui pr&ocirc;ne une nouvelle approche bas&eacute;e sur le dialogue plut&ocirc;t que sur le rapport de force militaire. Le doute traverse le parti r&eacute;publicain lui-m&ecirc;me et le peuple am&eacute;ricain a valid&eacute; cette nouvelle approche lors des &eacute;lections au congr&egrave;s et la pr&eacute;sidence de Nancy Pelosi dont chacun se souvient des positions fermes et courageuses. A contre-courant de ce formidable mouvement, pourquoi le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise s&rsquo;est-il cru oblig&eacute; de rencontrer le seul Georges bush et ensuite de d&eacute;p&ecirc;cher son ministre des affaires Etrang&egrave;res dans une visite en Irak, si peu pr&eacute;par&eacute;e, qu&rsquo;elle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; salu&eacute;e que par George Bush et que la proposition de conf&eacute;rence a &eacute;t&eacute; s&egrave;chement refus&eacute;e par le gouvernement irakien. O&ugrave; est la coh&eacute;rence, o&ugrave; est le message, o&ugrave; est la dignit&eacute; ? <br /><br />Au m&ecirc;me moment, nous constatons que Gordon Brown se d&eacute;marque habilement et sans esbroufe de la politique n&eacute;o-conservatrice de l&rsquo;administration Bush. <br /><br />Le monde attend autre chose de la France et je suis s&ucirc;re que t&ocirc;t ou tard les Fran&ccedil;ais demanderont autre chose &agrave; leurs gouvernants. Cela m&rsquo;am&egrave;ne naturellement &agrave; parler du renouveau de la gauche et de notre id&eacute;al socialiste. <br /><br />Nous avons un travail politique passionnant &agrave; accomplir, parce que nous croyons &agrave; notre mission et que nous devons comprendre la France et le monde. <br /><br />Le parti socialiste est &agrave; la fois un lieu de connaissance, de d&eacute;lib&eacute;ration, un laboratoire d&rsquo;id&eacute;es, enfin un outil de combats collectifs. Il le sera compl&egrave;tement s&rsquo;il vit en osmose avec les citoyens dont il proc&egrave;de. Ses r&eacute;unions doivent &ecirc;tre ouvertes, les mouvements de soci&eacute;t&eacute; doivent &ecirc;tre associ&eacute;s aux solutions qu&rsquo;il &eacute;labore, les d&eacute;bats doivent nourrir ses propositions en amont, l&rsquo;usage d&rsquo;internet doivent lui permettre d&rsquo;&ecirc;tre au contact quotidien avec des millions de citoyens, pour faire partager son travail et ses valeurs. La participation massive de jeunes citoyens &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle ou d&rsquo;&eacute;lecteurs qui s&rsquo;en &eacute;taient d&eacute;tourn&eacute;s constitue une injonction &agrave; changer &agrave; laquelle nous ne pouvons plus dor&eacute;navant nous d&eacute;rober. C&rsquo;est par centaines de milliers que ces &eacute;lecteurs qui ont partag&eacute; notre esp&eacute;rance doivent nous rejoindre car nous avons besoin d&rsquo;eux pour accomplir la transformation n&eacute;cessaire. <br /><br />A ceux qui y verraient une utopie, je rappellerai que des centaines de milliers d&rsquo;adh&eacute;rents, c&rsquo;est le droit commun des grands partis socialistes et socio-d&eacute;mocrates en Europe. Un parti r&eacute;nov&eacute; devra le permettre. C&rsquo;est le d&eacute;fi de la r&eacute;novation. Au-del&agrave; de toutes les qualit&eacute;s du parti socialiste o&ugrave; nous nous sentons bien, de ses militants et de ses cadres, de ses dirigeants, dont je veux ici une nouvelle fois souligner avec force, l&rsquo;incroyable, l&rsquo;exceptionnelle, la fabuleuse mobilisation pendant la campagne. <br /><br />Au-del&agrave; de toutes ces qualit&eacute;s, qu&rsquo;est-ce qui ne peut plus durer au parti socialiste ?<br /><br />* les champs clos d&rsquo;affrontements obscurs<br /><br />* des r&egrave;glements de compte inutilement brutaux<br /><br />* une violence verbale incompatible avec l&rsquo;id&eacute;al socialiste<br /><br />* parfois de la d&eacute;sinvolture alors que le vote des militants devrait &ecirc;tre respect&eacute; par tous<br /><br />* des luttes de place et de courants qui &eacute;touffent le d&eacute;bat d&rsquo;id&eacute;es et qui ass&egrave;chent les sections.<br /><br />On pourrait continuer longtemps la liste de ce dont nous sommes collectivement responsables. Constatons le g&acirc;chis de talent qui n&rsquo;est plus possible face &agrave; une alternance. Le renouveau du parti socialiste doit aussi conjuguer efficacit&eacute; politique, &eacute;thique du d&eacute;bat et des comportements. <br /><br />Je n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; le dire : il faut un parti r&eacute;uni, amical et disciplin&eacute;. Les phrases d&eacute;sobligeantes, outre leur vulgarit&eacute;, font un mal terrible &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre collective. Changer de m&eacute;thode, c&rsquo;est ce qui fera aussi la cr&eacute;dibilit&eacute; des propositions des socialistes car les Fran&ccedil;ais sauront sur quoi ils peuvent compter. <br /><br />De la qualit&eacute; de notre r&eacute;novation d&eacute;pendra celle de notre inscription dans la vie politique nationale. <br /><br />Je vous appelle tous et toutes &agrave; vous emparer de ces d&eacute;bats qui s&rsquo;ouvrent. J&rsquo;appelle le plus grand nombre de citoyens &agrave; nous rejoindre et &agrave; tous les adh&eacute;rents de D&eacute;sirs d&rsquo;Avenir &agrave; venir au PS. Je souhaite que tous les mouvements et sensibilit&eacute;s de progr&egrave;s y soient associ&eacute;s le plus t&ocirc;t possible. Les socialistes ne doivent pas rester entre eux. Nous avons vocation par la dynamique des d&eacute;bats au service des probl&egrave;mes des gens que nous impulseront &agrave; favoriser les convergences de toute la gauche, des communistes, des radicaux, des &eacute;cologistes et, s&rsquo;il le souhaite, avec le Modem. Notre strat&eacute;gie de projets municipaux doit &ecirc;tre coh&eacute;rente et &eacute;clair&eacute;e par nos d&eacute;bats d&rsquo;id&eacute;es nationaux. Sinon, nos alliances seront ind&eacute;chiffrables et il y aurait un risque &eacute;vident de dispersion du parti. <br /><br />Il y a une urgence de r&eacute;forme. Oui, &agrave; droite, il y a non seulement des injustices qui se creusent, il y a un risque d&rsquo;immobilisme. Nicolas Sarkozy et son gouvernement, au-del&agrave; des annonces et des lois sans moyens, doivent maintenant prendre leurs responsabilit&eacute;s et r&eacute;former en profondeur pour faire revenir la croissance. Le r&ocirc;le de la gauche c&rsquo;est de pousser &agrave; agir et dans le bon sens sans tarder. D&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;urgence de d&eacute;finir une strat&eacute;gie, de mettre en oeuvre de nouvelles formes d&rsquo;organisation et d&lsquo;action et d&rsquo;imposer nos id&eacute;es et nos propositions dans le d&eacute;bat public. Elles s&rsquo;imposeront par leur excellence d&rsquo;autant plus naturellement qu&rsquo;auront &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;es les plus grandes comp&eacute;tences et qu&rsquo;elles auront &eacute;t&eacute; valid&eacute;es par le plus grand nombre. <br /><br />Nous avons tous &eacute;t&eacute; t&eacute;moins de l&rsquo;immense d&eacute;sir d&rsquo;avancer des Fran&ccedil;ais. Ce pays est pr&ecirc;t pour les r&eacute;formes mais sans celles-ci, il r&eacute;gressera tr&egrave;s rapidement &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle plan&eacute;taire car d&rsquo;autres pays et d&rsquo;autres continents vont de l&rsquo;avant et nous d&eacute;passent. La mission historique de la gauche et des socialistes, c&rsquo;est de moderniser la France &agrave; la lumi&egrave;re de la justice et du progr&egrave;s et d&rsquo;&ecirc;tre la voix de ceux qui n&rsquo;ont pas de voix.<br /><br />C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il faut &ecirc;tre debout, &ecirc;tre le lieu o&ugrave; convergent, avec bonheur et fraternit&eacute;, toutes les intelligences collectives et continuer &agrave; se battre ensemble.</p>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Aug 2007 17:58:57 +0200</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7070363.html</guid>
                <category>desirdavenir21</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7070363-6.html#c</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Invitation à la Fête de la Rose le samedi 25 août à Melle]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7009548.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify"><font face="Verdana" size="3">Ch&egrave;res amies, Chers amis,<br /><br />J'organise avec la f&eacute;d&eacute;ration PS des Deux-S&egrave;vres et sa premi&egrave;re secr&eacute;taire Fran&ccedil;oise Billy, une F&ecirc;te de la Rose le samedi 25 ao&ucirc;t prochain &agrave; Melle. Je souhaite vous y inviter afin que cette f&ecirc;te soit l'occasion d'un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants, nos amis de la gauche, et bien s&ucirc;r D&eacute;sirs d'Avenir.<br /><br />Au programme, sont pr&eacute;vus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un march&eacute; de produits locaux et des concerts. <br /><br />Sur le plan pratique, cette f&ecirc;te commencera &agrave; midi pour se terminer dans la fin de l'apr&egrave;s-midi. Des navettes en car seront organis&eacute;es au d&eacute;part de la gare TGV de Poitiers toute la matin&eacute;e jusqu'&agrave; 14 heures, puis pour le retour. Si vous venez de trop loin pour faire l'aller-retour dans la journ&eacute;e, n'h&eacute;sitez pas &agrave; profiter des h&eacute;bergements disponibles dans le beau d&eacute;partement des Deux-S&egrave;vres. Nous vous conseillons d'apporter votre pique-nique ou de profiter des stands et buvettes qui seront ouverts sur place.<br /><br />Pour tous renseignements (h&eacute;bergement, transports) vous pouvez consulter la page internet : </font><a href="http://melle2007.over-blog.com/"><font face="Verdana" size="3">http://melle2007.over-blog.com</font></a><br /><br /><font face="Verdana" size="3">Pour les &eacute;ventuelles questions, nous avons mis en place un e-mail sp&eacute;cial : </font><a href="mailto:melle250807@gmail.com"><font face="Verdana" size="3">melle250807@gmail.com</font></a><br /><br /><font face="Verdana" size="3">Lors de cette journ&eacute;e, un accueil sp&eacute;cifique pour D&eacute;sirs d'Avenir sera pr&eacute;vu.<br /><br />Je serai tr&egrave;s heureuse de vous retrouver &agrave; cette occasion<br /><br />Amiti&eacute;s &agrave; toutes et &agrave; tous,</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" size="3">S&eacute;gol&egrave;ne ROYAL</font></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Aug 2007 12:17:38 +0200</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7009548.html</guid>
                <category>réunions</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-7009548-6.html#c</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Ségolène ROYAL sur TF1 - 24 juin 2007]]></title>
        <link>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-6888535.html</link>        <description><![CDATA[<object type="application/x-shockwave-flash" height="368" width="400" data="http://www.kewego.fr/p/fr/iLyROoaftXqZ.html">
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<div style="WIDTH: 400px"><a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftXqZ.html">S&eacute;gol&egrave;ne Royal : TF1, 20 heures, Claire Chazal, 24 juin 2007 - kewego</a> <br />S&eacute;gol&egrave;ne Royal : TF1, 20 heures, Claire Chazal<br /><br />le 24/06/07
<div>Mots-cl&eacute;s : <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=tf1">tf1</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=interview">interview</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=2007">2007</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=ps">ps</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=ségolène">s&eacute;gol&egrave;ne</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=segolene">segolene</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=royal">royal</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=dimanche">dimanche</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=chazal">chazal</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=socialiste">socialiste</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=désir">d&eacute;sir</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=avenir">avenir</a> <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=20 heures">20 heures</a> </div>
<div style="TEXT-ALIGN: right"><a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftXqZ.html">Video</a> de <a href="http://www.kewego.fr/search/?q=user:tv-2007">tv-2007</a> </div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 03 Jul 2007 21:46:57 +0200</pubDate>        <guid >http://desirdavenir21.over-blog.com/article-6888535.html</guid>
                <category>vidéos</category>        <comments>http://desirdavenir21.over-blog.com/article-6888535-6.html#c</comments>                    </item>
  
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