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Dimanche 27 avril 2008
Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : vidéos
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Lundi 24 mars 2008
Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : vidéos
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Dimanche 30 décembre 2007

« Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l’occasion de la visite d’un centre d'hébergement d'urgence du Secours catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal (IVe arrondissement).

L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là. Les témoignages fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »

Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes »

Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement social ».

Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c’est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.

Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette « à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».

Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».

Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : desirdavenir21
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Lundi 29 octobre 2007
Amigas, Amigos,

Je vous écris de Buenos Aires où je suis arrivée vendredi et où j’ai rencontré Cristina Kirchner, candidate favorite de l’élection présidentielle argentine. Ne soyez pas surpris par la graphie de cette petite lettre depuis l’hémisphère sud : je l’ai tapée pour partie sur un clavier espagnol qui ne comporte pas les mêmes signes et, après transfert sur un “azerty” francophone, les corrections laissent certainement à désirer ¡

Vendredi, donc, arrivée dans cette ville qui est vraiment l’une des plus belles du monde. Les valises sont restées à l’escale de Sao Paulo mais qu’importe ¡ Il faut savoir voyager léger...

J’ai rendez-vous à 17 heures avec Cristina, dans sa résidence privée. Son avance sur les autres candidats est telle que tout le monde la donne gagnante, la seule question étant de savoir si ce sera dès le premier tour ou a l’issue du second.

La campagne s’arrêtant le vendredi, Cristina a prévu de partir jusqu’à dimanche, jour du vote, en Patagonie, la région dont elle a été longtemps l’élue et dont son mari, Nestor Kirchner, a été le gouverneur avant d’être Président de la République argentine. Là-bas, dans la ville de Calafete, a 3.500 km de Buenos Aires, elle a sa maison, ses bases.

Elle a repoussé son départ pour me recevoir et j’en suis très touchée.

Nous nous étions vues en février à Paris lorsque j’étais en campagne, nous avions surtout parlé de la France, je suis heureuse de lui rendre, dans son pays, cette politesse amicale. Cette fois-ci, nous avons surtout parlé de l’Argentine dont je trouve le redressement économique spectaculaire et l’expérience politique de ces dernières années très intéressante dans un monde en pleine recomposition.

Je suis curieuse de voir de plus près comment un pays plein de potentiel mais acculé à la faillite par le dogme du “consensus de Washington” a repris ses affaires en mains en s’affranchissant de cette idéologie ultra-libérale et en redonnant à l’Etat un rôle d’impulsion et de régulation.

C’est un débat qui traverse aujourd'hui toute l'Amérique latine, majoritairement gouvernée à gauche. Des gauches différentes, bien sûr, qui sont loin d'être d’accord sur tout. Mais des gauches qui, pour beaucoup, sachant bien que si le marché est un bon serviteur, il est un mauvais maître… Des gauches qui ont tiré les leçons des tentatives de passage en force des années 70 et des coups d Etat qui, sur fond de guerre froide, les ont noyées dans le sang. Des gauches qui ont montré qu’elles sont, plus que la droite, capable d’entraîner l’électorat centriste et de nouer des alliances à vocation majoritaire.

Ces questions, des pays comme l’Argentine, le Chili où je serai demain, le Brésil et bien d’autres se les posent dans ce vaste sous-continent qui est un des laboratoires de notre modernité. Elles nous intéressent directement car ce que nous vivons n’est pas simplement une époque de changements : c’est un changement d'époque. Le monde entier est à la recherche d’un modèle de développement qui conjugue croissance économique, responsabilité et même investissement environnemental, réduction des inégalités et, à l'échelle de la planète, partage plus équitable du pouvoir dans une perspective forcement multipolaire.

J’ajoute que l’Amérique latine s’illustre aussi, ces derniers temps, par l’accès au pouvoir de catégories qui en furent longtemps bannies : les femmes, les Indiens, les syndicalistes, les militants de la “génération sacrifiée” victime de la répression des dictatures militaires. Et se pose, elle aussi, la question des formes que pourrait prendre son intégration régionale et la question du rééquilibrage de sa relation avec les Etats-Unis.

Raison de plus pour aller y voir de près et retrouver Cristina à un moment privilégié où l’histoire est en train de se faire et où nous pouvons parler très librement.

Nous nous embrassons chaleureusement et nous installons côte à côte sur un divan. Je la retrouve comme dans mon souvenir : élégante et déterminée. Je la questionne sur la situation économique de son pays. Nous évoquons la croissance très dynamique de l’Argentine alors qu il y a 5 ans à peine, elle connaissait une crise économique, financière et sociale qui s’était traduite par un effondrement de plus de 11% de son produit intérieur brut, par un endettement record (111 milliards d’euros) sans capacité de remboursement, par une paupérisation massive des couches moyennes et un basculement de 50% de la population en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd’hui, la croissance tourne autour de 8%, 2,5 à 3 millions d’emplois ont été recréés, la dette de l’Etat a été restructurée par des mesures rigoureuses qui portent leurs fruits, le prêt jadis accordé par le FMI a été remboursé par anticipation en même temps que le gouvernement de Nestor Kirchner s’affranchissait de cette désastreuse tutelle. La devaluation du peso naa pas debouché sur l’adoption du dollar et, si douloureuse qu’elle ait initialement été, a fouetté l’essor de l’industrie nationale et des investissements en renchérissant le coût des importations.

Bien sûr, Cristina en est très consciente, tout n’est pas réglé. L inflation est forte, les inégalités se sont creusées même si le taux de pauvreté et le chômage ont beaucoup reculé, l’insecurité énergetique reste une faiblesse de l’économie argentine. Comme me l’explique Cristina, le rationnement de l’énergie qu il a fallu imposer aux entreprises après un hiver tres froid, “nous a coûté un point de croissance”. Elle souligne l’importance de cette “équation énergétique” pour l’avenir du pays et ironise sur ceux qui diabolisent Hugo Chavez, le president d’un Venezuela gros producteur de pétrole avec lequel l’Argentine a passé des accords de fourniture : “il faut, me dit-elle en riant, être intelligents ¡” plutôt que dogmatiques, coopérer n’est pas s’aligner et, clin d’oeil aux Européens qui courtisent la Russie, “sur le plan énergetique, Chávez n’est pas pire que Poutine ¡”. Elle souhaite aussi approfondir la cooperation avec le Brésil, premier partenaire énergtique de l’Argentine, et faire valoir aux investisseurs brésiliens que le taux de change leur est favorable.

Quand je l’interroge sur l’inflation, elle reconnait que c’est un vrai problème mais, ajoute-t-elle, “il ne faut pas confondre une inflation sans croissance et une inflation avec croissance, ce n’est pas la même chose”, point de vue certes hétérodoxe pour les adeptes des monnaies fortes a tout prix, y compris au détriment de la croissance et de l’emploi, mais choix politique assumé, même si le gouvernement argentin a gelé les tarifs publics et imposé un contrôle des prix dans la grande distribution. L'évaluation du niveau d’inflation est aujourd'hui vivement débattue en Argentine où certains accusent les statistiques officielles de la sous-estimer. Pour Cristina, le chiffre de 11% d inflation correspond à la réalité. Elle souligne que le chiffre du FMI n’est supérieur que d’un point (12%) et que, “si l’inflation atteignait 20% ou 25%, comme certains l’ont dit pendant la campagne électorale, les gens seraient déjà descendus dans la rue ¡”.

Elle m’explique aussi comment elle souhaite promouvoir, par une négociation tripartite entre l’Etat, les entreprises et les représentants des salaries, ce qu’elle appelle “un nouveau modèle d’accumulation” qui englobe, au delà des salaires et des prix, toutes les dimensions d’une croissance plus équitablement partagée. J y vois des points communs avec ce que, durant ma campagne, j’ai appelé “un nouveau modèle de croissance”.

Visiblement, Cristina n’accepte pas que les grands bailleurs de fonds internationaux ramènent l’Argentine à une situation dont elle s’est arrachée. Elle me dit qu’il n’est pas question, pour elle, d’accepter les conditions mises par le Club de Paris à la renégociation de la dette argentine : l’avis du FMI, c’est à dire le retour sous la tutelle dont l’Argentine n’a eu de cesse de s’affranchir ¡ Ce n’est, me dit-elle, pas admissible économiquement et pas admissible politiquement. L’Argentine a fait de gros efforts de désendettement pour assainir sa situation et récupérer la maitrise de son destin, pas question que le Club de Paris la tire en arrière. Cristina me dit qu elle n’a pas l’intention de se laisser faire, qu’elle est allée discuter avec les Allemand et les Japonais, principaux créanciers de son pays. Elle me dit en riant espérer que Dominique Strauss-Kahn, désormais à la tête du FMI, aura à cœur d’en changer les mœurs et les pratiques impérieuses et ravageuses, son pays en sait quelque chose, pour ceux qui se conforment à ses diktats. Je lui dis que, compte tenu de la personnalité et de l’expérience de DSK, cet espoir me parait fondé.

Nous évoquons également ce préjugé tenace, sous toutes les latitudes, qui veut qu’en matière économique, les femmes politiques soient toujours soupçonnées de moins s y connaitre que leurs homologues masculins. Je lui raconte que c’est arrivé à Angela Merkel jusqu’à ce que les milieux économiques s’aperçoivent qu’elle était fort compétente. Cristina me dit avoir multiplié les contacts avec les chefs d entreprise parce qu’elle sentait bien qu’ils s’inquiétaient de savoir quelle était, sur ces sujets, sa vision des choses. Elle entend poursuivre la bataille pour le redressement économique de l’Argentine que Nestor Kirchner a engagée avec détermination et succès. “Nous avons, me dit-elle, parfaitement intégré les règles macro-économiques de base, cela va de soi. Mais qu’on ne vienne pas me raconter que l’économie est une science exacte, c’est une science sociale et humaine ¡”. Nous nous accordons sur cette idée qu’il n’y a pas de loi d’airain qui priverait la politique de toute marge de manœuvre.

Nous évoquons aussi les perspectives de la croissance mondiale, les déséquilibres de l’économie américaine, les errements du système financier globalisé dont la récente crise des “subprimes” a montré les dangers. Cristina estime que le système a atteint un tel degré de sophistication qu’il échappe a tout contrôle. Les fonds d’investissement, parce qu’ils se soustraient à toute régulation, deviennent un facteur d’instabilité économique, sociale et même politique. Or que se passe-t-il quand une crise se propage ¿ C est l’Etat qui doit limiter les dégâts comme l’a fait, me dit Cristina, le gouvernement anglais en volant au secours d’une de ses grandes banques en perdition. Nous sommes l’une et l’autre bien d’accord que la crise financière de l’été est un avertissement. Il y a urgence à bâtir des mécanismes de régulation. Pour elle comme pour moi, c’est clair : la mondialisation, loin de disqualifier les Etats, appelle de nouvelles formes d’intervention de la puissance publique pour en saisir toutes les opportunités et, en même temps, se protéger des risques d’une financiarisation aveugle et livrée a elle-même.

Au fil de la conversation, nous abordons aussi les questions agricoles, très importantes pour l’Argentine dont les exportations alimentaires (soja, riz, maïs, vin, viande) tirent la croissance, sur fond d’explosion des cours mondiaux et de besoins croissants des marchés émergents de Chine et d’Inde. Cristina a l’habitude de souligner que ces marchés sont une chance pour son pays car il est impossible de ne compter que sur l’Occident “qui exige que nous payons nos dettes mais bloque nos importations en subventionnant sa propre agriculture”.

C’est une question que je me suis souvent posée, je la pose à Cristina : qu’as-tu appris de ton pays au fil de cette campagne ¿ “Je l’ai, me dit-elle, vraiment sillonné dans tous les sens et j’ai découvert en lui, malgré toutes les difficultés qu’il a affrontées et affronte encore, une réserve d’optimisme et une formidable capacité de changement. Un changement qui prend appui sur les résultats de ces quatre dernières années et qui nous pousse à inventer un autre modèle que celui qui a dévasté nos régions et ruiné notre compétitivité. Quand je suis allée, par exemple, dans la région viticole de Mendoza, j’ai été frappée par la rapidité de sa métamorphose : une zone jadis sinistrée par un taux de change peu favorable pour nos exportations et qui est aujourd’hui entièrement reverdie, couverte de vignes qui produisent et exportent un excellent vin”. Pour elle, c’est un exemple parmi d’autres du dynamisme des Argentins et de leur capacité à remonter la pente dès lors que l’Etat lève les obstacles à la croissance.

Nous parlons aussi des questions relatives à la sécurité, qui deviennent, là-bas comme ici, une préoccupation plus forte. Cristina me dit que l’Argentine, comme le Chili et l’Uruguay, jouissent d’un niveau de sécurité appréciable par rapport à des pays comme le Brésil ou le Mexique. Cependant, la société argentine éprouve un sentiment d’insécurité qu’il faut prendre au sérieux et qui a à voir avec l’extrême insécurité sociale des années de crise et avec le trafic de drogue, en particulier d’un sous-produit particulièrement meurtrier de la cocaïne. Je me retrouve dans sa manière d’aborder ces sujets. Sa conviction est qu’on ne peut isoler le traitement de la sécurité du règlement des autres problèmes qui inquiètent les Argentins : “il n y aura pas de sécurité, me dit-elle avec conviction, sans résoudre les problèmes d’emploi, d’éducation, de santé, de justice, de corruption”. Comme moi, elle pense que tout se tient.

Nous parlons de nos expériences respectives de campagne et je lui demande son pronostic. Prudente, elle me répond : “j’ai mené beaucoup de campagnes électorales et je sais qu’on n a jamais gagné une élection avant six heures du soir ¡ Il faut d'abord compter et recompter tous les bulletins de vote avec humilité…”.

Nous plaisantons des remarques machistes que nous avons, l’une et l’autre, essuyées en campagne. Nous nous souvenons d’Angela Merkel et de Michelle Bachelet qui, elles non plus, n'avaient pas été épargnées. Cristina me dit que tout cela l’atteint peu, qu’elle a déjà une longue expérience politique, qu’elle a été élue députée et sénatrice bien avant que son mari soit Président de la République. Elle me dit qu'elle a décidé une fois pour toutes d'être elle-même : une femme politique à part entière, qui assume et sa féminité et sa combativité. Nous tombons d’accord sur le fait que, face à ces combats d’arrière-garde, mieux vaut ne pas s’abaisser à répondre aux attaques.

Je ne peux pas tout vous raconter ici par le menu car, en une heure d’entretien, nous avons parlé de bien des choses : des droits des femmes, en particulier de l’accès à la contraception, du fait que l’Argentine n’est pas un Etat laique au sens où, en France, nous l’entendons, des droits de l’homme et de tout le travail mémoire et de justice accompli sur les années de dictature. De choses plus personnelles aussi, comme la façon dont nos enfants ont vécu nos campagnes. Cela m’a amusée car ce que son fils a demandé une fois à Cristina – “est ce qu’un jour on sera enfin seuls ¿2 -, un de mes fils ou une de mes filles aurait pu me le dire dans les mêmes termes¡

Cristina m’a aussi interrogée sur la France et sur les perspectives de la gauche. Nous avons plaisanté sur l’étrange fascination que semble exercer M. Bush sur un certain type d’hommes politiques européens : Aznar, Berlusconi, auxquels cela n a pas porté bonheur. Un autre aussi, peut-être, plus près de nous... J’ai été frappée de ce qu’elle m’a dit sur la violence du rejet dont les Etats-Unis font aujourd’hui l’objet dans toute l’Amérique latine. Un rejet, selon elle, plus fort encore que celui des années 60 ou 70. C’est le triste résultat de l’administration républicaine, alors même que Bill Clinton avait réussi à redresser l’image de son pays.

C’était un échange franc, amical. Je l’ai remerciée d’avoir, dans la dernière ligne droite de sa campagne, pris le temps de cette conversation. Nous nous sommes embrassées et souhaité bonne chance.

J’ai repensé, en la quittant, à cette phrase de Borgès, immense écrivain argentin, dont j’avais emporté un livre et qui exprime “la conviction que le combat peut être une fête”. Cela me va.

J’ai eu, depuis, d’autres passionnantes rencontres que je vous raconterai, notamment avec la Centrale des Travailleurs Argentins, une organisation syndicale indépendante, pluraliste, combative, dont j’ai rencontré la direction nationale, aguerrie dans les années de lutte contre la dictature. Leur démarche d’affiliation individuelle des travailleurs précaires et de ceux de l’économie informelle, très développée en Argentine, m’a paru extrêmement intéressante mais je vous raconterai tout ça un eu plus tard car là, j’ai rendez-vous avec les Mères de la Place de Mai.

Hasta luego ¡



Ségolène Royal

Buenos Aires
 
Signature Ségolène Royal

Par Stéphane - Publié dans : desirdavenir21
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Jeudi 18 octobre 2007

Nicolas Sarkozy nous disait que tout était prêt pour provoquer, dès l'élection, le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la nécessité du dialogue social pour réformer. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de création d'un « small business act » et d'une sécurité sociale professionnelle.

Six mois plus tard, le choc promis est celui de la méfiance. Pourquoi Archaïsme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France.

Archaïsme. A cause d'une méthode de gouvernance déplorable, la France a connu hier une journée de grève, des transports bloqués, et je dis qu'un pays moderne, confronté à la compétition mondiale ne peut pas se permettre ce type de situation. Arrogance. Une conférence nationale sur la croissance, le pouvoir d'achat et les retraites aurait du être convoquée dès la rentrée pour prendre à bras le corps, et sérieusement, tous les défis qui se posent à nous. Arrogance des cadeaux fiscaux aux privilégiés alors que la grande pauvreté s'accélère, que quatre millions de salariés sont payés en dessous du SMIC (au 1er juillet 2007, après la revalorisation du salaire minimum, plus de 60% des branches sont repassées sous la barre du SMIC pour le premier niveau de la grille salariale), tandis que se profile la réduction de l'accès aux soins. Les enquêtes récentes montrent une inquiétante aggravation des conditions de travail des salariés et une augmentation des journées perdues pour maladies professionnelles.

Affrontement. Ce choix de méthode dépassée et nuisible ne peut conduire qu'aux blocages des réformes structurelles indispensables. C'est un pacte social clair, responsable, efficace dans lequel l'Etat, par son comportement moral, est le garant d'un objectif gagnant- gagnant qui pourrait permettre de mobiliser pleinement les énergies. Le pouvoir est en train de gâcher les bonnes dispositions de nos leaders syndicaux qui sont prêts, pour beaucoup d'entre eux, à accompagner les besoins d'agilité des entreprises. Mais en focalisant la réforme sur les seuls régimes spéciaux, tandis que les scandales politico-financiers révèlent des connivences douteuses et des enrichissements scandaleux des amis du pouvoir, alors que, sans vergogne, est promise au MEDEF la dépénalisation du droit des affaires, comment les salariés peuvent-ils avoir confiance. Je suis convaincue qu'il faut changer de toute urgence la façon de concevoir la création de valeurs et de richesses. Je suis convaincue qu'un développement durable repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental et que la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et travaillent dur. Et je suis convaincue que nous ne tiendrons durablement ce rang que si accélérons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver et à former les salariés et à investir dans les PME pour leur permettre de franchir les seuils de performance. L'assainissement de nos finances publiques est une nécessité. Elle suppose une méthode raisonnée, consistant avant toute chose à conforter les marges de manœuvre destinées au financement des dépenses réellement prioritaires. La priorité budgétaire doit donc être consacrée, d'une part au désendettement de la France et d'autre part à la préparation de l'avenir par le soutien aux petites et moyennes entreprises en termes de recherche, de formation, d'investissement, et d'exportation. C'est là que se trouve la source d'une nouvelle croissance, économiquement performante, écologiquement responsable et socialement efficace. Des économies doivent être recherchées à travers la modernisation de l'Etat, une décentralisation efficace et la réforme de notre protection sociale. Mais ces réformes ne peuvent se faire que dans la recherche obstinée d'un consensus national obtenu par le dialogue. Cette nouvelle façon de faire doit se traduire en tout premier lieu dans la gestion des finances publiques. Or, le projet de budget pour 2008 accentue le choc de méfiance. Il révèle en effet l'incapacité du gouvernement à maîtriser le déficit de l'Etat, puisque celui-ci devrait augmenter de 3,3 milliards d'euros par rapport à 2007, pour atteindre 41,7 milliards d'euros en 2008. De son côté, l'état des finances sociales n'est guère plus reluisant, avec un déficit du régime général de la Sécurité Sociale évalué pour 2008 à 9 milliards d'euros et qui atteindra probablement plus de 12 milliards d'euros.

La position de la France au sein de l'Union européenne s'est dégradée : elle fait aujourd'hui partie des cinq pays européens les plus endettés, alors qu'il y a dix ans elle était le 2ème pays le moins endetté. Surtout, en s'endettant toujours davantage pour couvrir ses déficits, notre pays est à contre-courant de la majorité de ses partenaires européens qui, eux, se désendettent. Ces mauvais résultats ont été obtenus alors même que l'Etat n'a pas hésité à céder des actifs publics considérables : 15 milliards d'euros tirés de la privatisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes fin 2005 ont servi en 2006 et 2007 à éponger une partie des déficits, l'Etat perdant au passage les recettes que les sociétés devaient verser au budget.

La France est ainsi plus que jamais vulnérable à la hausse des taux d'intérêt : la seule charge de la dette de l'Etat devrait ainsi augmenter de 1,6 milliards d'euros en 2008 par rapport à 2007.

La situation est d'autant plus inquiétante que les perspectives économiques et financières sont peu encourageantes. Avec des déficits extérieurs record depuis trois ans, révélateurs de la perte de compétitivité de notre économie, la France cumule désormais les handicaps : les déficits commerciaux pèsent sur la croissance, et l'atonie de la croissance pèse sur les comptes publics.

Il faut donc un sursaut. Il faut d'autres façons de penser et d'agir car, pendant ce temps, la mondialisation n'attend pas. Les investissements dans les pays émergents s'accélèrent, les multinationales les ayant augmenté, souligne la CNUCED, de 38% (+ 1,3 milliards de dollars) en 2006, mais surtout les groupes basés dans les pays en développement, comme Embraer au Brésil, Mittal en Inde ou Petronas en Malaisie, sont aujourd'hui de redoutables concurrents dans les secteurs de pointe.

Le défi à relever est donc considérable mais il est à notre portée. Il doit s'appuyer sur nos forces, notre matière grise et sur les capacités de l'Europe. Il faut cesser de jouer « petit bras » et « petite politique ».

Et surtout, Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuité (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices), pour agir de manière moderne et efficace afin que la France saisisse, de énergiquement, toutes ses chances. C'est une société de confiance qui permet le choc de croissance.

Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : interviews
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Dimanche 9 septembre 2007
Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : desirdavenir21
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Samedi 1 septembre 2007
Ségolène Royal - La Rochelle 2007 - kewego
www.desirsdavenir.org

www.segolene-royal.org
Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : vidéos
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Mardi 28 août 2007

"Une nouvelle étape dans la façon de penser et d’agir"

 

Merci pour ces retrouvailles, pour votre confiance, votre fidélité, votre engagement intact.

Certains se demandent pourquoi je prends la parole aujourd’hui à quelques jours de l’université d’été du parti socialiste. J’ai lu certains commentaires : lorsque que les socialistes se taisent, ils n’ont rien à dire, lorsqu’ils parlent, ils sont en compétition. Je vais vous faire une confidence : j’ai quelque chose à vous dire et je ne suis en compétition avec personne et ne recherche rien d’autre que d’assumer mes responsabilités dans le débat d’idées. De toute façon, c’est un travail collectif de longue haleine qui commence. Et, même, ce que je vais vous dire aujourd’hui est le fruit d’un travail collectif, c’est le début d’un processus au long cours.Comme je m’y étais engagée et forte ce que j’ai compris durant cette campagne, je commence aujourd’hui, comme viennent de le faire tous les amis qui se sont exprimés, à mettre ce que j’ai appris au service de tous les socialistes, simplement et sérieusement et, au-delà, de l’action au service de la France. Je souhaite aussi faire monter les nouvelles générations, renouveler celles et ceux qui participent au débat.

Je ne vais pas vous faire un grand discours grandiloquent, un discours de campagne, mais vous présenter quelques idées fortes en complément de ce qui a été dit tout à l’heure. J’ai retrouvé ici une ambiance de travail propice à la réflexion.

Cette réflexion devra déboucher sur une rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos idées dans la fidélité à nos valeurs.

Je me sens entièrement mobilisée et animée d’une volonté très solide et du bonheur qui nous rassemble. Contrairement à ce que je lis ici ou là, je n’ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m’entoure dans cette rentrée. Je ne suis animée que par une énergie positive, plus renforcée par les épreuves et les bonheurs vécus au cours de cette année écoulée.

Le renouveau, ce sera aussi une nouvelle manière pour nous les socialistes de travailler ensemble entre nous et une nouvelle manière de dialoguer avec les autres forces politiques parce que les besoins sont urgents et que les solutions ne peuvent pas attendre, que les Français sont impatients. Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition mais ce qu’attendent de nous des millions de gens c’est que nous nous comportions comme si nous étions en responsabilité pour nous mettre, là où nous sommes, parti, parlement, syndicats, laboratoires, entreprises, associations, régions, départements communes, au service de la nécessaire transformation des structures économiques et sociales du pays en agissant pour que ces mutations indispensables et difficiles ne se fassent pas au profit de quelques-uns uns et aux dépends du plus grand nombre.

Nous devons avoir la même attitude intellectuelle que celle d’un chercheur devant un problème nouveau : modestie mais obstination, esprit de curiosité et d’inventivité, rassemblement des intelligences, invention de nouvelles façons de faire, de se parler et de réfléchir.

Quelques leçons de l’élection présidentielle

L’élection présidentielle nous a fourni des leçons précieuses. Je ne serai pas exhaustive ici, bien sûr, ce serait trop long.

Tout d’abord, quelle année riche d’expériences, de rencontres, d’espérances, avec ses joies et bien sûr ses peines, sa déception dans le résultat mais quelle année formatrice pour les prochaines batailles et nos prochaines victoires !

Qu’avons-nous fait ensemble ?

A la fin de ces campagnes présidentielle et législative, nous avons commencé à inventer le socialisme du 21ème siècle, nous avons fait vivre à une échelle inédite et avec intensité, cette démocratie qui rend aux Français la parole et, avec elle, le pouvoir de proposer et de peser.

Nous avons redonné à nos concitoyens le goût de la chose publique et du débat politique, et notamment aux jeunes.

Nous n’avons abandonné à la droite aucun terrain, car il n’y a pas des sujets de gauche et des sujets de droite mais des problèmes que vivent les Français, notamment la baisse du pouvoir d’achat en cette rentrée. Par contre, il y a des manières de gauche et des manières de droite d’apporter des réponses à ces problèmes et aussi des dépassements et des convergences au-delà de l’affrontement bloc contre bloc.

Nous avons rencontré tant de gens dans tout le pays qui ont soif de progrès.

Tant de gens qui refusent l’assistanat mais veulent des solidarités vraies, efficaces, respectueuses de la dignité due à chacun.

Et pourtant, nous avons perdu.

Pourquoi ?

Il y a, en effet, parmi d’autres raisons, deux chantiers essentiels que nous n’avons pas eu le temps de conduire à leur terme et pour lesquels il faut reprendre l’ouvrage :

* actualiser complètement nos réponses, nos propositions pour qu’elles soient en prise directe sur la société et les attentes d’aujourd’hui. Il nous faut voir le monde tel qu’il est et moi-même je l’avoue, j’ai parfois improvisé à cause du temps qui était compté.Mais regarder les choses en face ne suffit pas : il nous faut aussi être inventifs, créatifs, ne pas déplorer ce qui n’est plus : repérer et comprendre les prémisses d’autres possibles, penser les menaces mais aussi les opportunités nouvelles du monde d’aujourd’hui, pour mieux protéger de ses risques et se saisir de ses chances.

* le temps nous a aussi manqué collectivement pour nous organiser en un grand parti moderne, portes et fenêtres largement ouvertes sur la société, efficace, tirant dans le même sens, mobilisant au mieux les réserves d’intelligence collective et d’engagement de ses militants et de ses sympathisants dont j’ai pris la mesure pendant cette campagne. Un grand parti moderne qui prenne pleinement appui sur cette force de propositions dont les milliers de contributions ont montré la richesse, de l’entreprise à l’école en passant par l’excellence écologique, le logement, les retraites et tous ces grands chantiers que nous allons prendre à bras le corps en partant d’une analyse sans œillères des choses telles qu’elles sont et des attentes fondamentales que partagent les Français quels qu’aient été leurs votes.

La bonne nouvelle = ce temps qui nous a manqué, nous allons le prendre.

Je vous en fais la promesse.

Et nous achèverons le travail.

Collectivement. Fraternellement. Obstinément. Et surtout, tous ensemble.

Mais ce que nous avons été nombreux, dans les étapes, à voir c’est qu’il faut se méfier des faux débats qui déconcertent nos électeurs. Je prendrai deux exemples. Le marché et la place de l’individu dans notre société.

Est-on pour ou contre le marché ? Question singulière pour un parti qui ne professe plus depuis bien longtemps l’étatisation des moyens de production.

Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. Il s’agit là d’un jeu d’enfoncement de portes ouvertes. Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence.

Nous inscrivons bien évidement notre action dans le cadre des économies de marché et s’il faut l’écrire, écrivons-le une fois pour toutes. Mais nous ne faisons pas confiance au marché pour assurer la justice sociale et la cohésion démocratique des sociétés, et s’il faut le dire disons-le. Le marché se dirige spontanément vers là où il y a du pouvoir d’achat. Il n’est pas, contrairement à une gentille comptine des théoriciens libéraux, lucides sur les nouvelles demandes sociales, les souffrances, les carences. Il s’y engouffrera quand l’action politique et les évolutions de la société auront créé le mouvement et le mouvement, le besoin. Par exemple, l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tourisme ont connu hier un boom grâce aux lois sur les congés payés et la sécurité sociale. Cette même logique se vérifiera demain avec la sécurité environnementale. Le marché doit avoir sa place, toute sa place, rien que sa place. Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire. Nous, socialistes français, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics.

Je suis convaincue qu’un Etat et des collectivités locales en symbiose avec la société sont la canne d’aveugle du marché. Ce qui veut dire des pouvoirs publics performants et une société agissante, participative, et par-dessus le marché une économie dynamique.

Seconde leçon et autre faux débat,l’individualisme.

Nous, socialistes, ne serions pas au clair quant à la place de l’individu. Je suis assez sidérée que nous ayons peur de l’affirmation de l’individu qui est dans nos textes juridiques fondateurs celle de la personne humaine. Depuis l’Habeas corpus, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la convention européenne des droits de l’homme, la liberté de conscience et d’expression de chaque être humain, et je n’oublie pas les droits de la femme et de l’enfant, tout le progrès de la civilisation fut d’attribuer des droits nouveaux à chaque humain : le droit à un travail, à une famille à un logement, au savoir, à la santé. Le rôle éminent de l’individu a commencé là et soyons en fiers d’y avoir contribué.

Notre objectif est donc de favoriser le plein épanouissement de chacun et nous sommes de gauche précisément en ce que nous affirmons que chacun recèle des talents propres et que chaque être humain est singulier dans l’humanité plurielle.

La confusion réside ailleurs. Cette charge contre l’individualisme révèle notre difficulté à élaborer des formes nouvelles et adaptées de délibération collective.

Nos concitoyens sont informés et ils demandent encore plus d’information, ils cherchent les lieux de confrontation, comment prétendre le contraire après ce que nous avons vécu durant la campagne présidentielle ?

La Parti Socialiste du 21ème siècle doit être à la fois un lieu de connaissance, un lieu de délibération, d’élaboration, enfin un outil de combat collectif. Il ne peut l’être que s’il vit en osmose avec les citoyens dont il est une des représentations.

Ses réunions doivent être ouvertes, les mouvements de société doivent lui être associés, les forums doivent nourrir ses propositions en amont, l’usage d’Internet doivent lui permettre d’être en contact quotidien avec ses millions d’électeurs.

Nos congrès doivent obéir à cette nouvelle logique. Plutôt que d’être le camp clos d’affrontements parfois obscurs, les positions des uns et des autres doivent avoir été validées par des débats qui leur donneront leur légitimité. Il faut que notre fonctionnement favorise les vrais débats et pas la prolifération des motions qui donnent souvent lieu à des règlements de compte inutilement brutaux suivis de synthèse parfaitement illisibles. Les Français se détournent de cette manière de faire de la politique. Ils sont au-delà et pas en deçà, Ne nous y trompons pas ce malentendu sera fatal au Ps s’il n’est pas levé, et vite.

Enfin, si nous sommes ensemble, c’est pour ne pas se désunir à la première contrariété d’ambitions. Notre nouveau fonctionnement devra être clair là dessus aussi.

Ceci signifie que la vie interne doit tenir compte des échéances institutionnelles. Le programme ne doit pas être un programme de tactique interne mais un programme pour convaincre et gagner et pour faire progresser notre pays en réhabilitant justice et efficacité.

Le Parti socialiste est un grand parti, mais c’est aussi aujourd’hui un parti qui doute. C’est fructueux, le doute, c’est se poser des questions sur ce que l’on est, sur ce que l’on pense. C’est un mouvement nécessaire, je dirai même salutaire : car j’y vois la marque de ceux qui savent se mettre en question pour avancer.

On nous dit que la gauche dans son ensemble est aujourd’hui affaiblie par une accusation à laquelle elle n’a pas répondu avec suffisamment de force.

La gauche est suspectée de faire du collectif la mesure de toute chose. Accusée de faire des situations individuelles le seul résultat d’inerties sociales, de reproductions.

Suspectée de déresponsabiliser nos concitoyens, aussi, et de ne parler que de droits, quand il faudrait parler de devoirs et de contreparties.

Accusée d’oublier la flamme qui anime tous ceux qui, chaque matin, se rendent à leur travail pour nourrir leur famille et se bâtir une vie digne.

Nous ne devons pas seulement répondre à cette suspicion, mais reprendre l’offensive parce que c’est seule une bonne articulation de l’individuel et du collectif qui permettra d’affronter les mutations du monde et les légitimes aspirations à la réussite individuelle.

Etre socialiste, c’est penser en effet que le collectif vient en soutien de chaque foyer, de chaque personne insuffisamment armée pour affronter les difficultés de la vie.

Etre socialiste, ce n’est donc pas nier le potentiel de l’individu mais comprendre que l’individu isolé est faible, que sa volonté, aussi forte soit-elle est parfois insuffisante.

Etre socialiste, c’est faire en sorte que chacun bénéficie de garanties collectives pour retremper ses ambitions et se créer de nouvelles opportunités.

Etre socialiste, finalement, c’est penser la complémentarité profonde qui existe entre l’individu et la société et refuser l’opposition caricaturale que certains en font.

Une sécurité sociale efficace, des services collectifs dans tous les territoires, une école et une formation dignes de ce nom, un accompagnement personnalisé vers l’emploi, c’est cela qui, pour nous à gauche, permet aux individus d’affirmer leurs choix et leur liberté, de s’affranchir d’un destin tracé d’avance.

Aujourd’hui, c’est l’idéal socialiste qui est au service du progrès de chaque personne, de toutes les femmes et de tous les hommes de ce pays. Et c’est la droite, qui tout en mettant en avant la responsabilité et la liberté de chacun, dissimule son engagement au côté des réseaux, des rentiers, des gens de pouvoir et d’influence.

La complémentarité entre le collectif et l’individuel me permet de dire avec force qu’il n’y a pas de droits sans devoirs. Parce que chacun d’entre nous est comptable des moyens collectifs mis à sa disposition. Cet équilibre, la gauche a donné le sentiment qu’elle l’oubliait. Cela ne doit plus jamais arriver.

Je pense également que la notion de responsabilité est fondamentale. Et nous autres, socialistes, ne devons pas avoir peur de le dire car cette éthique de la responsabilité est ancrée au plus profond de notre patrimoine, chez Jean Jaurès comme chez Léon Blum.

La responsabilité de chacun vient du fait que nous vivons dans une communauté de citoyens. Lorsque je suis soigné, d’autres contribuent aux soins que je reçois. Alors il est normal que je rende des comptes, il est normal que je ne dise pas simplement « c’est mon droit ».

C’est cette conviction aussi qui nous conduit à souhaiter un Etat performant, capable de faire une juste utilisation des deniers publics. L’Etat ne peut pas se permettre de dilapider l’argent des impôts de manière inconsidérée ; l’Etat a le devoir à chaque instant d’évaluer son action.

Vous l’avez compris, équilibre des droits et des devoirs, éthique de la responsabilité, efficacité de l’action publique, autant de valeurs que la gauche et le Parti socialiste doivent à nouveau faire entendre, approfondir, et accompagner de propositions innovantes. Cette liste n’est pas exhaustive, car il y aurait plein d’autres sujets à évoquer à l’échelle nationale comme internationale. A commencer bien sûr par celle, majeure à mes yeux, de l’excellence écologique, que j’aborderai dans quelques jours, notamment à l’Université d’été de La Rochelle.

Et que dire aujourd’hui de la politique conduite dans le pays sans caricaturer le pouvoir. Je crois que la nouvelle politique à gauche doit reconnaître qu’il y a dans ce nouveau pouvoir une sincère volonté de réforme, un mouvement même frénétique, une réactivité du chef de l’Etat et qu’aujourd’hui la majorité de nos concitoyens le reconnaissent.

Mais annoncer la réforme, ce n’est pas l’accomplir et c’est ce que là que la critique est légitime et que pour aider à faire avancer la France, nous devons dire ce qui ne va pas et proposer les réformes de bon sens, dans le parti, à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Et paradoxalement, face à ce mouvement perpétuel, ce qui menace la France aujourd’hui, en plus des injustices fiscales, du nouvel impôt en préparation, c’est l’immobilisme. De vieilles méthodes ressurgissent : empilement de lois, mis en place de commissions tous azimuts. La dernière en date, la commission Attali sur les freins à la croissance, fait suite à une commission Camdessus sur le même sujet de 2004 qui proposait au ministre des finances de l’époque Nicolas Sarkozy, 110 propositions pour lever les freins à la croissance.

Ce n’est pas une bonne gouvernance. Notre pays prend du retard.

Prenons trois exemples : sur la justice on aggrave les peines sur les récidives. On froisse au passage quelques principes mais surtout on ne donne pas plus de moyens au juge pour suivre l’application des peines et surtout on n’a pas les moyens d’augmenter la place et les conditions de dignité humaine dans les prisons. Le nombre de personnels soignants est notoirement insuffisant en prison.

Nous en sommes au moins à six lois, peu ou pas évaluées. Et toutes vouées à l’échec par défaut de moyens.

Il est temps de rompre avec ce cycle infernal de lois sans moyens qui ne protègent pas les victimes et qui à la fin décrédibilise et ignore tous les rapports déjà rendus sur ce sujet dont le dernier en acte, celui de la commission Robert, recommande des moyens humains nouveaux et surtout pas de lois nouvelles.

Autre exemple, un premier pas a été fait sur l’autonomie des universités qui est une bonne chose en soi. Seulement cette autonomie ne peut marcher qu’à deux conditions. Première condition c’est que les décisions des présidents d’universités ne soient pas discrétionnaires.

Mais surtout, l’autonomie ne conduit à l’excellence que si elle en a des moyens. La loi est muette sur ce point. Le problème des 40% d’échec en premier cycle n’a pas été pris à bras le corps. On est au milieu du gué.

Autre exemple encore, au lieu de polémiquer sur la question du service minimum, il faudrait s’occuper des retards dans les transports qui constituent les principales nuisances pour le quotidien des usagers et des familles.

Au lieu de faire, allons, disons-le, une loi sans effet pour faire plaisir à son électorat, on aurait pu utilement s’inspirer de la RATP où les syndicats et la direction ont trouvé une forme tout à fait moderne et adapté d’anticipation des conflits.

Se trouve posée la question de la morale de l’action politique : ne plus faire croire par des annonces ou des lois que les problèmes sont réglés, car l’exaspération populaire pourrait venir plus vite que prévu.

La croissance ne sera pas au rendez-vous sans les réformes indispensables qui permettraient de muscler notre appareil productif. Sans ces réformes, les facilités fiscales d’aujourd’hui seront lourdement compensées demain. Et les plus fragiles d’aujourd’hui seront plus exposés demain et les familles à revenu moyen seront ceux qui paieront la facture de la croissance non retrouvée.

Nos inquiétudes sur la mauvaise utilisation des fonds publics sont attisées par la crise boursière et les mauvaises performances de croissance du mois dernier. D’ailleurs le gouvernement est en train d’étudier la création d’un nouvel impôt, qui n’était pas au programme la TVA sociale. Finalement ce paquet fiscal, qui est déjà incompris de nos partenaires européens, le sera encore moins demain des Français. Je demande, et c’est bien le minimum, que le gouvernement procède à une évaluation loyale et transparente devant les Français, du double impact de la crise financière et du paquet fiscal.

Quel est le bilan aujourd’hui de la politique conduite ? On donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n’ont rien. Surtout, c'est une politique qui, pour l’instant, ne prépare pas la France et les Français à relever le défi de la croissance et de la mondialisation.

- Quelle est la réalité de notre situation économique? Nous sommes lourdement endettés: plus de 20 000€ par Français. Et en même temps nous devrions investir dans l'avenir, justement pour générer la croissance qui nous permettra entre autre de rétablir l'équilibre de nos comptes.

La France doit investir en priorité dans l'enseignement supérieur et la recherche. En dépit de nombreux atouts (un excellent système de formation primaire et secondaire, une sécurité sociale que le monde nous envie), la France est en effet mal préparée pour affronter les défis de l'économie de la connaissance et de la mondialisation. Un chiffre seulement résume tout: nous investissons chaque année moins de 1% du PIB dans l'enseignement supérieur, alors que les pays d'Europe du Nord et les Etats-Unis investissent près de trois points de PIB, soit trois fois plus!

Ensuite, la France doit investir dans les réformes structurelles : ouvrir les professions fermées, libéraliser le secteur de la distribution, établir un véritable « Small business act » pour les PME, mettre en place une véritable flexsécurité à la française avec un service de l'emploi efficace disposant des moyens nécessaires en matière de formation professionnelle: ces réformes sont coûteuses dans le court terme, on le sait, et pourtant indispensables pour générer une croissance forte et durable.

- Dans ces conditions, les responsables politiques doivent fixer des priorités, et expliquer aux Français qu'il n'est pas possible de tout faire en même temps. En tant que femme politique responsable, je veux dire qu'il n'est pas raisonnable de promettre aujourd'hui des baisses massives de prélèvements obligatoires. Tant qu’on n’a pas dit comment on allait régler le problème de la dette et surtout quand on sait que le gouvernement met à l’étude un nouvel impôt, la TVA sociale.

Surtout, on le sait, il faut affecter l'intégralité des ressources à ce qui relance la croissance en dynamisant tous les secteurs de l'économie. Croissance par l'investissement dans l'enseignement supérieur, la formation professionnelle, la recherche et l'innovation. Pour préparer les salariés et les nouvelles générations à relever les défis de la mondialisation, je veux que les salariés français soient les mieux formés et les plus productifs du monde. Et pour cela il faut tenir au pays un discours de vérité.

La croissance, comme le disent tous les économistes, les experts et les chefs d’entreprises, cela nécessite le pilotage sérieux de réformes sérieuses. Il faut préparer un véritable agenda des reformes, avec un calendrier précis des dépenses sur les différents secteurs. Il faut être très clair sur ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas financer à chaque étape. C'est cela qui redonnera à la France sa crédibilité économique auprès de ses partenaires européens, crédibilité qui nous fait cruellement défaut. C’est cela aussi respecter les Français.

- Or, le pouvoir actuel n’a t-il pas fait tout le contraire d'une politique sérieuse ? Il a distribué sans compter des cadeaux fiscaux pour des montants considérables: au total plus de 15 milliards d'euros en année pleine pour le paquet fiscal, soit l'équivalent d'une hausse de deux points de TVA sans avouer qu'en l'absence de croissance forte ces décisions vont conduire inexorablement à des dépenses injustes : de nouvelles franchises médicales, le projet de création d’une TVA dite sociale, un alourdissement de la dette, et l'impossibilité de financer des réformes de croissance véritables, celles que plusieurs de nos voisins européens ont entreprises. Un système dangereux est à l’œuvre pour notre économie. Surtout, les nouvelles dépenses de 15 milliards ne sont pas des investissements d’avenir. Croit-on vraiment préparer les Français à relever les défis de la mondialisation en dépensant des sommes importantes uniquement sur les heures supplémentaires ?

En revanche, et comme nous l’avions proposé, le renforcement du crédit d’impôt recherche annoncé hier va dans la bonne direction.

La politique étrangère soulève aujourd’hui beaucoup de questions.

La France se distinguait par une certaine cohérence de sa diplomatie. Quel spectacle donne-t-elle depuis deux mois ? En Afrique celle d’un président qui donne au Sénégal des leçons de gouvernance à l’Afrique et qui ose tenir des propos humiliants « l’homme africain qui aurait manqué son rendez-vous avec l’histoire » et qui, le lendemain, s’affiche au Gabon avec un chef d’Etat, archétype d’une vieille histoire. Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

Les Etats-Unis. Voilà un pays qui est touché par une crise d’identité, qui se cherche un rôle dans l’après guerre froide. L’Amérique est impliquée dans une remise en cause profonde de sa politique étrangère et nul ne peut ignorer le remarquable rapport James Baker, qui prône une nouvelle approche basée sur le dialogue plutôt que sur le rapport de force militaire. Le doute traverse le parti républicain lui-même et le peuple américain a validé cette nouvelle approche lors des élections au congrès et la présidence de Nancy Pelosi dont chacun se souvient des positions fermes et courageuses. A contre-courant de ce formidable mouvement, pourquoi le président de la République française s’est-il cru obligé de rencontrer le seul Georges bush et ensuite de dépêcher son ministre des affaires Etrangères dans une visite en Irak, si peu préparée, qu’elle n’a été saluée que par George Bush et que la proposition de conférence a été sèchement refusée par le gouvernement irakien. Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

Au même moment, nous constatons que Gordon Brown se démarque habilement et sans esbroufe de la politique néo-conservatrice de l’administration Bush.

Le monde attend autre chose de la France et je suis sûre que tôt ou tard les Français demanderont autre chose à leurs gouvernants. Cela m’amène naturellement à parler du renouveau de la gauche et de notre idéal socialiste.

Nous avons un travail politique passionnant à accomplir, parce que nous croyons à notre mission et que nous devons comprendre la France et le monde.

Le parti socialiste est à la fois un lieu de connaissance, de délibération, un laboratoire d’idées, enfin un outil de combats collectifs. Il le sera complètement s’il vit en osmose avec les citoyens dont il procède. Ses réunions doivent être ouvertes, les mouvements de société doivent être associés aux solutions qu’il élabore, les débats doivent nourrir ses propositions en amont, l’usage d’internet doivent lui permettre d’être au contact quotidien avec des millions de citoyens, pour faire partager son travail et ses valeurs. La participation massive de jeunes citoyens à l’élection présidentielle ou d’électeurs qui s’en étaient détournés constitue une injonction à changer à laquelle nous ne pouvons plus dorénavant nous dérober. C’est par centaines de milliers que ces électeurs qui ont partagé notre espérance doivent nous rejoindre car nous avons besoin d’eux pour accomplir la transformation nécessaire.

A ceux qui y verraient une utopie, je rappellerai que des centaines de milliers d’adhérents, c’est le droit commun des grands partis socialistes et socio-démocrates en Europe. Un parti rénové devra le permettre. C’est le défi de la rénovation. Au-delà de toutes les qualités du parti socialiste où nous nous sentons bien, de ses militants et de ses cadres, de ses dirigeants, dont je veux ici une nouvelle fois souligner avec force, l’incroyable, l’exceptionnelle, la fabuleuse mobilisation pendant la campagne.

Au-delà de toutes ces qualités, qu’est-ce qui ne peut plus durer au parti socialiste ?

* les champs clos d’affrontements obscurs

* des règlements de compte inutilement brutaux

* une violence verbale incompatible avec l’idéal socialiste

* parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous

* des luttes de place et de courants qui étouffent le débat d’idées et qui assèchent les sections.

On pourrait continuer longtemps la liste de ce dont nous sommes collectivement responsables. Constatons le gâchis de talent qui n’est plus possible face à une alternance. Le renouveau du parti socialiste doit aussi conjuguer efficacité politique, éthique du débat et des comportements.

Je n’hésite pas à le dire : il faut un parti réuni, amical et discipliné. Les phrases désobligeantes, outre leur vulgarité, font un mal terrible à l’œuvre collective. Changer de méthode, c’est ce qui fera aussi la crédibilité des propositions des socialistes car les Français sauront sur quoi ils peuvent compter.

De la qualité de notre rénovation dépendra celle de notre inscription dans la vie politique nationale.

Je vous appelle tous et toutes à vous emparer de ces débats qui s’ouvrent. J’appelle le plus grand nombre de citoyens à nous rejoindre et à tous les adhérents de Désirs d’Avenir à venir au PS. Je souhaite que tous les mouvements et sensibilités de progrès y soient associés le plus tôt possible. Les socialistes ne doivent pas rester entre eux. Nous avons vocation par la dynamique des débats au service des problèmes des gens que nous impulseront à favoriser les convergences de toute la gauche, des communistes, des radicaux, des écologistes et, s’il le souhaite, avec le Modem. Notre stratégie de projets municipaux doit être cohérente et éclairée par nos débats d’idées nationaux. Sinon, nos alliances seront indéchiffrables et il y aurait un risque évident de dispersion du parti.

Il y a une urgence de réforme. Oui, à droite, il y a non seulement des injustices qui se creusent, il y a un risque d’immobilisme. Nicolas Sarkozy et son gouvernement, au-delà des annonces et des lois sans moyens, doivent maintenant prendre leurs responsabilités et réformer en profondeur pour faire revenir la croissance. Le rôle de la gauche c’est de pousser à agir et dans le bon sens sans tarder. D’où l’urgence de définir une stratégie, de mettre en oeuvre de nouvelles formes d’organisation et d‘action et d’imposer nos idées et nos propositions dans le débat public. Elles s’imposeront par leur excellence d’autant plus naturellement qu’auront été mobilisées les plus grandes compétences et qu’elles auront été validées par le plus grand nombre.

Nous avons tous été témoins de l’immense désir d’avancer des Français. Ce pays est prêt pour les réformes mais sans celles-ci, il régressera très rapidement à l’échelle planétaire car d’autres pays et d’autres continents vont de l’avant et nous dépassent. La mission historique de la gauche et des socialistes, c’est de moderniser la France à la lumière de la justice et du progrès et d’être la voix de ceux qui n’ont pas de voix.

C’est pour cela qu’il faut être debout, être le lieu où convergent, avec bonheur et fraternité, toutes les intelligences collectives et continuer à se battre ensemble.

Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : desirdavenir21
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Lundi 6 août 2007

Chères amies, Chers amis,

J'organise avec la fédération PS des Deux-Sèvres et sa première secrétaire Françoise Billy, une Fête de la Rose le samedi 25 août prochain à Melle. Je souhaite vous y inviter afin que cette fête soit l'occasion d'un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants, nos amis de la gauche, et bien sûr Désirs d'Avenir.

Au programme, sont prévus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts.

Sur le plan pratique, cette fête commencera à midi pour se terminer dans la fin de l'après-midi. Des navettes en car seront organisées au départ de la gare TGV de Poitiers toute la matinée jusqu'à 14 heures, puis pour le retour. Si vous venez de trop loin pour faire l'aller-retour dans la journée, n'hésitez pas à profiter des hébergements disponibles dans le beau département des Deux-Sèvres. Nous vous conseillons d'apporter votre pique-nique ou de profiter des stands et buvettes qui seront ouverts sur place.

Pour tous renseignements (hébergement, transports) vous pouvez consulter la page internet :
http://melle2007.over-blog.com

Pour les éventuelles questions, nous avons mis en place un e-mail spécial : melle250807@gmail.com

Lors de cette journée, un accueil spécifique pour Désirs d'Avenir sera prévu.

Je serai très heureuse de vous retrouver à cette occasion

Amitiés à toutes et à tous,

Ségolène ROYAL

Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : réunions
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Mardi 3 juillet 2007
Par Désir d'avenir 21 (Côte d'Or) - Publié dans : vidéos
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